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Ramadan

Ramadan 2014 : parlons calculs, place à la pédagogie ! (vidéo)

Rédigé par Hanan Ben Rhouma | Mardi 24 Juin 2014

Nombreux sont ceux qui, tout en se positionnant pour les calculs astronomiques, n'osent s'exprimer franchement pour défendre cet avis. Moncef Zenati et Nabil Ennasri, comme avant eux Hassan Iquioussen, se sont exprimés face caméra sur cet avis avec pédagogie pour démontrer son bien-fondé et appuyer ainsi la date du 28 juin comme début du mois du Ramadan 2014.



Moncef Zenati (à g.) et Nabil Ennasri s'expriment sur les calculs astronomiques.
Moncef Zenati (à g.) et Nabil Ennasri s'expriment sur les calculs astronomiques.
Le mois du Ramadan commence le 28 juin en se fondant sur les calculs astronomiques. Déterminer le mois du Ramadan par ce moyen, un avis que choisit de défendre Nabil Ennasri dans une vidéo publiée dimanche 22 juin.

En sept points, le président du Collectif des musulmans de France (CMF) explique brillamment la légitimité de la méthode astronomique, en prenant le soin de préciser que son but n’est « pas de dénigrer l’avis fondé sur la vision oculaire ». Références à l’appui comme les cheikhs Yusuf al-Qaradawi et Faysal Mawlawi, il développe l’argument, entre autres, selon lequel l’observation oculaire est un moyen qui ne doit pas faire oublier l’objectif : la connaissance de l’entrée effective du mois du Ramadan et les calculs astronomiques, dont la fiabilité est incontestée, sont les plus à même de réaliser ce but. Le parallèle avec les prières n’est jamais loin : il ne vient à personne aujourd’hui de contester les calendriers des horaires.

La facilitation du culte et l’unification de la communauté par la non-prise en compte de la multiplicité des levants sont également soulevées. Autant d’arguments qui motive l’avis du Conseil européen de la fatwa et de la recherche (CEFR) à l’origine de l’annonce du début du Ramadan le 28 juin que suit l’Union des organisations islamiques de France (UOIF).

Dans une vidéo plus longue mais tout aussi pédagogique réalisée par l’association Havre de Savoir, Moncef Zenati, professeur à l’Institut européen des sciences humaines (IESH) de Château-Chinon, auteur, entre autres, du livre La Sunna mode d’emploi, appuie également le choix du calcul, qui « reflète la compréhension de la Sunna », et refuse de voir considérer cet avis comme une source de fitna car son objectif est d’unir et non de diviser.

« La règle et le principe veulent que tout le monde jeûne ensemble mais, à défaut, il ne faut pas que cette division, cette divergence par rapport au début du mois soit la cause de la scission des musulmans », insiste-t-il. Quant aux calculs, « il n’y a pas de consensus et, même s’il y a la majorité, on parle d’une majorité qui s’est exprimée selon les connaissances de l’époque » et leur contexte.

« Personne n’impose quoi que ce soit à personne, mais (il faut) au moins reconnaître la divergence parce que ce qui désunit, ce n’est pas le calcul, c’est l’ignorance. Et le problème, ce n’est pas le désaccord mais le manque de l’éthique de désaccord », conclut Moncef Zenati. Sa vidéo, au même titre que celle de Nabil Ennasri, vient remettre de l’ordre dans les idées.

Avant eux, notons aussi les interventions régulières filmées de Hassan Iquioussen, imam de la mosquée d'Escaudain, dans le Nord, qui tranche très clairement, et depuis longtemps, en faveurs des calculs. « On ne peut pas nier qu’aujourd’hui rester dans le flou au début et à la fin de chaque mois de Ramadan, chaque année, remet en question des évidences de notre religion », à commencer par l'unité qui n'est jamais assurée à ce jour dans le monde musulman, déclare le conférencier dans une vidéo datée du 9 juin.

Stop les attaques contre les défenseurs des calculs, il serait temps de respecter la divergence.






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