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Politique

Municipales 2014 : la droite de Copé et de Le Pen à la gauche

Rédigé par Hanan Ben Rhouma | Lundi 31 Mars 2014

Quel bilan global tirer des élections municipales à l'issue du second tour dimanche 30 mars ?



Municipales 2014 : la droite de Copé et de Le Pen à la gauche
A nouveau, l’abstention a marqué le paysage politique français. Elle s’est établie à 36,3 % contre 34,8 % en 2008, battant ainsi un nouveau record pour ce second tour des élections municipales. Deux autres enseignements sont à tirer de ce scrutin : l'entrée fracassante du Front national dans les conseils municipaux et le retour très marquée de la droite, incarnée par l’UMP et l’UDI, dans la gestion des affaires locales.

Qui dit victoire de la droite dit défaite de la gauche et elle est cuisante, particulièrement pour le PS. Selon le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, elle a perdu 155 villes de plus de 9 000 habitants. Symboles de l’échec socialiste, Argenteuil, Belfort, Quimper, Reims, Roubaix, Saint-Etienne ou encore Toulouse ont basculé à droite.

De gros échecs qui font jouir l’UMP

Jean-François Copé, réélu sans problème à Meaux le 23 mars, n'est pas peu fier de présenter l'UMP comme « le premier parti de France ». Quelques séismes politiques se sont produits comme à Limoges et Bobigny (Seine-Saint-Denis), tenus par la gauche depuis plus ou moins un siècle. La droite a aussi repris Pau, qui était de gauche depuis 43 ans. François Bayrou, qui avait choisi François Hollande en 2012, a décidé cette fois de s’allier avec l’UDI et l’UMP pour gagner. L’UMP conserve Perpignan, à la faveur d'un PS local qui s’est désisté au nom du front républicain pour empêcher le FN, en tête au premier tour, de gagner.

Parmi les membres du gouvernement, plusieurs ont connu un échec cinglant. Une majorité de ministres qui se présentaient lors de ce scrutin pour obtenir un mandat local ont été élus maires ou conseillers municipaux mais notons la défaite de la liste dans laquelle le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, s’était présenté à Valentigney (Doubs) ainsi que celle du ministre délégué à la Ville, François Lamy, à Palaiseau (Hauts-de-Seine).

La ministre délégué aux personnes handicapées, Marie-Arlette Carlotti, tête de liste PS dans le 3e secteur de Marseille, a été largement battue, avec un écart de 13 points qui la sépare de l’UMP (47,7 %). La deuxième ville de France reste, elle, entre les mains de Jean-Claude Gaudin tandis qu’un secteur de Marseille, le 7e, est désormais gérée par le FN.

Un remaniement en vue

Au bonheur de l'UMP et de l'UDI, s'ajoute celui du FN qui est désormais présent dans au moins 13 villes de France. Les victoires d’Anne Hidalgo à Paris, de Roland Ries à Strasbourg, de Martine Aubry à Lille et de Gérard Collomb à Lyon ne sauraient cacher l'énorme déception du PS, qui ressort de ces municipales avec une image plus mauvaise que jamais. « Je le dis sans détour : ce vote est une défaite pour le gouvernement et pour la majorité », a déclaré le soir même le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault.

De cette défaite désormais assumée, un remaniement ministériel devrait intervenir prochainement. Qu'en sera-t-il du fond ? Au-delà de la forme, un changement de cap, plus rassurante et efficace, est attendu des Français.





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