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Sur le vif

Le Ramadan sape le tourisme dans les pays arabes

Rédigé par La Rédaction | Mardi 3 Septembre 2013



Sur le site Hospitality On spécialisé dans l’hôtellerie, une analyse du cabinet MKG Hospitality a été publiée mardi 3 septembre.
On y apprend, sans surprise, que les hôtels de la région Afrique - Moyen-Orient ont subi une forte baisse de leur clientèle en juillet 2013, dont trois semaines ont été marquées par le Ramadan.

Ce mois de jeûne « a inévitablement impacté de manière négative l'industrie hôtelière de la région », note MKG. Résultats : les hôteliers ont connu une baisse de leur taux d'occupation et donc de leurs prix moyens. Le Maroc est le pays qui a le moins souffert de cette situation. Il a enregistré la plus faible baisse « notamment grâce à l'activité générée par l'organisation du festival des arts folkloriques dans la ville de Marrakech, entre le 17 et le 21 juillet », est-il remarqué.

« Au cours de cette période, les hôteliers de la ville ont pu améliorer leurs prix moyens de 19,8 %, permettant une nette progression de leur revenu par chambre disponible (RevPAR) », précise MKG Hospitality. Puis, dès la fin du Ramadan, au mois d’août, les professionnels du tourisme affichaient leur optimisme pour le reste de la saison grâce au retour de la clientèle locale.

La Turquie table pour sa part, sur l'accueil de près de 50 millions de visiteurs d'ici l'année 2018, pour des recettes touristiques de l'ordre de 45 milliards de dollars. Pourtant, alors que cette destination est « traditionnellement populaire pour le tourisme intra-régional en période de Ramadan », elle « suit la tendance générale à la baisse en raison de sa situation géopolitique complexe, et Istanbul accuse une baisse de 28,6 % de son RevPAR », indique le rapport.

Outre la baisse liée au Ramadan, d’autres pays voient débarquer moins de touristes en raison des troubles politiques qui y sévissent comme en Egypte. Les hôteliers ont subi de plein fouet une forte baisse de la fréquentation de leurs établissements dans un pays plongé dans le chaos depuis la destitution du président Mohamed Morsi le 3 juillet.

« L'inquiétude des professionnels du secteur est telle que l'Union des Chambres de tourisme du pays a récemment lancé une campagne à l'étranger pour convaincre les tour-opérateurs internationaux de ne pas enlever l'Egypte de leurs programmes », fait savoir MKG. Le 22 août dernier, Hisham Zaazou, le ministre du Tourisme, s'est également adressé aux partenaires du tourisme égyptien afin de leur demander de l'aide ainsi que le maintien des « partenariats communs ». Il appelait, par ailleurs, les gouvernements européens à modifier leurs conseils aux voyageurs en ce qui concerne la mer Rouge.

Mais il faudra sûrement attendre longtemps avant que l’Egypte ne retrouve la place de destination touristique phare qu’elle occupait avant le Printemps arabe, qui avait déjà donné un coup d’arrêt au tourisme début 2011.

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