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Société

Le CFCM fait attendre l'UOIF pour sa réintégration

Rédigé par Hanan Ben Rhouma | Mardi 17 Mai 2016

La 33e édition du Salon du Bourget a été l'occasion pour l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) de marteler publiquement sa franche volonté de réintégrer le Conseil français du culte musulman (CFCM). Ce ne sera cependant pas pour tout de suite.



L'Union des organisations islamiques de France (UOIF), présidée par Amar Lasfar (à dr.), a martelé sa volonté de revenir dans le giron du CFCM, présidée un temps par Dalil Boubakeur et actuellement par Anouar Kbibech (à g.), ici lors de la 33e édition du Salon du Bourget.
L'Union des organisations islamiques de France (UOIF), présidée par Amar Lasfar (à dr.), a martelé sa volonté de revenir dans le giron du CFCM, présidée un temps par Dalil Boubakeur et actuellement par Anouar Kbibech (à g.), ici lors de la 33e édition du Salon du Bourget.
L’Union des organisations islamiques de France (UOIF) fait les yeux doux au Conseil français du culte musulman (CFCM). Amar Lasfar n’a pas manqué d’occasions, lors du 33e Rassemblement annuel des musulmans de France (RAMF), pour marteler sa volonté de réintégrer l’instance que sa fédération a contribué à créer en 2003.

Le président de l’UOIF est allé jusqu’à déclarer face au public qu’il se considérait déjà membre du CFCM à l’occasion d’une table-ronde dimanche 15 mai tournant autour de l’islam de France. Il devra toutefois attendre. Tout en saluant publiquement la volonté de l’UOIF de revenir dans le giron du CFCM, le président du CFCM Anouar Kbibech a fait savoir, en marge de la RAMF, que « des points restent à clarifier, notamment sur le plan statutaire » auprès du Conseil d’administration.

L’UOIF devra encore attendre

Il s’agit en effet de voir les modalités d'une réintégration de l’UOIF au bureau exécutif de l'institution ainsi que la place à laquelle la fédération peut prétendre dans la mesure où celle-ci, bien qu’elle soit signataire des statuts du CFCM adoptés en 2013, avait décidé de boycotter les élections la même année,. « Son retrait à la veille du scrutin a laissé des traces, cela a été très mal vécu », nous confie Anouar Kbibech.

Aucune décision ni aucune échéance n’ont été pour le moment fixées lors d’une réunion du CA du CFCM tenue samedi 14 mai en plein Salon du Bourget (voir encadré). « Les choses évolueront naturellement », signifie Anouar Kbibech.

Dans l'attente, l’UOIF a à cœur de ne générer ou de n'attiser aucune polémique pour espérer un retour au CFCM, rapide et dans les meilleures conditions afin qu’elle rompe davantage son isolement institutionnel. L’UOIF entend ainsi cette année se plier à la décision que prendra le CFCM sur les dates du mois du Ramadan à l’issue d’une réunion à la Grande Mosquée de Paris le 5 juin.

L’ambiance de la réunion du CA du CFCM s’annonçait lourde après le lancement, quelques jours plus tôt d’un conseil théologique, fortement critiqué par Mohammed Moussaoui, président de l’Union des mosquées de France (UMF). Anouar Kbibech a tenu à éteindre toute polémique. La réunion, qui a réuni « 80 % des participants », « s'est très bien passée », a-t-il indiqué lundi 16 mai. « Tout le monde a approuvé le principe » de l'existence d'une telle structure, a ajouté le président du Rassemblement des musulmans de France (RMF). Reste à discuter des modalités de la mise en œuvre concrète de ce conseil et des membres qui la composeront.





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