A l’heure du tout-Internet, peu de personnes prennent le temps aujourd’hui de vérifier ses sources. Le tour est donc joué pour les pirates informatiques, qui se jouent de la crédulité de certains pour monter des polémiques.
La rumeur diffamant Isla Délice s’appuie, entre autres, sur une affaire portée en 2005 par Abdelkader Aoussedj, président alors de la Fédération des associations musulmanes du Nord-Pas-de-Calais. L’article avait pointé du doigt – sans la nommer en 2005 – la société de charcuterie « Aux collines de l’Artois », condamnée seulement en 2007 par le tribunal correctionnel d’Arras pour avoir commercialisé, pendant quatre ans, des merguez estampillés « halal » mais qui étaient préparées, en partie, avec du porc. Démasquée, l’entreprise, qui vivait grâce à sa clientèle musulmane, a depuis coulé.
Il ne s’agissait en aucun cas d'Isla Délice dans cet écrit. Quant à la condamnation pour fraude en mars 2000 dont a fait l’objet Isla Délice et évoquée dans un autre hoax, elle ne concernait nullement le caractère halal des viandes mais la teneur en amidon des produits de charcuterie ainsi que la teneur majoritaire en dinde dans les saucisses au veau et au bœuf. Celles-ci n’étaient pas précisées dans l’étiquetage.
Reconnue auprès de la communauté musulmane de France comme un organisme de certification et de contrôle de produits halal de grande qualité, l’association AVS certifie Isla Délice depuis plus d’une dizaine d’années. Elle met un point d'honneur à ne pas certifier les marques qui ne se plient pas aux règles strictes édictées dans sa charte. Isla Délice, le leader de la charcuterie halal en France, s’y conforme. AVS prend.