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Cinéma, DVD

Du soleil dans les cinémas

Plus de 50 films des deux côtés de la Méditerranée

Rédigé par Leïla Belghiti | Jeudi 8 Octobre 2009

Le « Maghreb des films » est de retour ! Après une avant-première réussie en février 2009, l’association Coup de soleil réitère l’aventure dans les salles de cinéma de Paris et en région, en donnant ce mercredi 7 octobre le coup d’envoi de la 1re édition du festival. Parmi ses invités, « Islam School Welkoum », la Web-série produite par Saphirnews.com.



Présenté en clôture du Maghreb des films, « Harragas », de Merzak Allouache, raconte l’odyssée d’un groupe de jeunes Algériens en quête de l’Eldorado européen, qui traversent clandestinement la Méditerranée.
Présenté en clôture du Maghreb des films, « Harragas », de Merzak Allouache, raconte l’odyssée d’un groupe de jeunes Algériens en quête de l’Eldorado européen, qui traversent clandestinement la Méditerranée.
Plus de 50 films seront ainsi présentés dans une dizaine de salles de cinéma (Paris, Gonesse, Pantin, Créteil, Lyon, Vaulx-en-Velin et Tourcoing) jusqu’au 12 novembre, ponctués par des débats et réflexions autour de l’évolution du cinéma maghrébin.

Téléfilms, séries, courts-métrages... cette 1re édition assure une programmation très éclectique, qui vise à rendre compte de la diversité du cinéma maghrébin dans des genres très variés (comédies, drames, films de société, documentaires, dont 9/3, Mémoire d’un territoire, etc.).

Le cinéma maghrébin a son public

En constante évolution, le cinéma maghrébin tient à mettre son pied dans la cour des grands. Après le leadership égyptien, puis algérien, puis tunisien, c’est au tour du Maroc de figurer en première position dans le classement de la production cinématographique au Maghreb et en Afrique, avec une moyenne de 15 films par an.

Un succès qui se traduit par une plus grande visibilité du cinéma marocain et maghrébin chez lui, mais aussi par une plus grande visibilité internationale, facilitée par des dirigeants qui se montrent plus souples à l’égard de leurs sujets ou concitoyens : la critique du gouvernement, de ses institutions ou de faits de société constitue souvent la trame des scénarios, accompagnés d’une bonne dose de rire pour la plupart, afin de faciliter la digestion...

Proche de son public et de ses préoccupations, le cinéma maghrébin peut se targuer d’afficher de très bonnes audiences pour des films de proximité.

Pour beaucoup de familles françaises d’origine maghrébine, le petit écran reste le moyen le plus efficace de rester en contact avec le bled. Les producteurs le savent bien, et de plus en plus de jeunes acteurs ou réalisateurs sont issus de la diaspora maghrébine de France, de Belgique ou des États-Unis, à l’instar de Hakim Bellabès ou de Leila Marakchi.

Outre-Méditerranée, l’intérêt pour la culture maghrébine est marqué par l’essor de nouvelles productions de jeunes Occidentaux musulmans d’origine arabe.
En Occident plus qu’ailleurs, l’identité maghrébine s’avère être étroitement liée à la question religieuse dans la production cinématographique. Un nouveau genre qui s’inscrit dans une double volonté : celle de rétablir l’image du « beur », et, dans le même temps, de briser les préjugés sur l’islam.

À part ça, tout va bien...

C’est le défi que s’est lancé Filmoude Afriqua, une association de production audiovisuelle française présidée par Zangro, avec le lancement en octobre 2008 du premier site de comédie islamique « À part ça tout va bien ». Son crédo « Qui a dit que les musulmans ne savaient pas rire ? » a donné naissance à une première saison intitulée Islam School Welkoum, une Web-série produite par Saphirnews.com et qui connaît un succès grandissant sur la Toile, avec plusieurs millions de spectateurs dès les premiers épisodes. Des histoires qui se passent en France ou à Marrakech, où se mêlent avec subtilité tradition, religion et identité français ... « Rétablir le dialogue, détendre les esprits pour faire du "choc des civilisations" une farce plutôt qu’un drame », telle est l’ambition des comédiens et de leur réalisateur.

Traduit en portugais en Amérique latine, sollicité par différentes manifestations cinématographiques en Europe, À part ça tout va bien sera de nouveau sous les feux des projecteurs pendant la quinzaine du festival du Maghreb des films, avec une première diffusion jeudi 8 octobre au soir, au cinéma Les 3 Luxembourg (Paris), de ses premiers courts-métrages : La Perle rare (2’50) et Le Côté obscur (2’42) et Islam School Welkoum. L’aventure continue !


Plus d’infos : www.maghrebdesfilms.fr





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