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Sur le vif

Cameroun : Boko Haram accusé du kidnapping d’une famille française

Rédigé par La Rédaction | Mercredi 20 Février 2013



Les membres d’une même famille ont été pris en otage, mardi 19 février, dans le nord du Cameroun. Un homme et sa femme, leurs quatre enfants, âgés de 12, 10, 8 et 5 ans, ainsi que leur oncle ont, en effet, été enlevés par des hommes armés alors qu’ils faisaient du tourisme. Le père de cette famille expatriée à Yaoundé, la capitale camerounaise, travaille pour GDF Suez.

Ils étaient en vacances dans le nord du pays quand ils ont été pris en otage alors qu’ils visitaient le parc naturel de Wasa à Dadanga. Les otages et leurs ravisseurs se trouveraient désormais au Nigeria voisin, selon le gouvernement français.

« J'ai appris qu'il y avait eu sept compatriotes qui avaient été enlevés au Cameroun - trois adultes, quatre enfants de la même famille - par un groupe terroriste que nous connaissons et qui est au Nigeria », a réagi le chef de l’Etat, François Hollande, qui croit savoir qui se cache derrière cet enlèvement.

« Je vois surtout l'implantation d'un groupe terroriste, Boko Haram en l'occurrence, dans cette partie-là du Cameroun, et c'est suffisamment inquiétant pour nous mobiliser », a-t-il ainsi ajouté. « Tout indique qu'ils ont été raptés vers le Nigeria. Tout indique aussi que les auteurs de l'enlèvement serait la secte » Boko Haram ,a également affirmé le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, mercredi 20 février, lors de la séance des questions au gouvernement.

Si tous les soupçons se portent sur cette secte, l’enlèvement n’a toujours pas été revendiqué pour l’heure.

Boko Haram, dont le nom signifierait « l'éducation occidentale est un péché », est derrière de nombreux attentats au Nigéria. Outre les chrétiens qui sont la cible d’attaques d’églises, les musulmans son aussi les premiers victimes. Comme les groupes extrémistes du nord du Mali, cette secte prônent l’instauration d’un Etat régi strictement par la « charia ».

L’enlèvement de la famille française intervient trois jours après celui de sept employés étrangers d'une société de construction libanaise dans le nord du Nigeria, revendiqué par le groupe dissident de Boko Haram, Ansaru, qui détient un otage français depuis le 19 décembre 2012.

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