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L'Aïd el-Kébir a été célébré dans la tristesse au Nigéria après les attentats ayant provoqué 150 morts et une centaine de blessés, vendredi 4 novembre, dans le nord-est du pays. Ces attentats ont été revendiqués par la secte radicale locale Boko Haram, qui s'en est prise à des églises, des mosquées et des postes de police dans plusieurs villes dont Damaturu, capitale de l'Etat de Yobe.
Dans un communiqué publié lundi 7 novembre, l'Organisation de coopération islamique (OCI), par la voix de son secrétaire général Ekmeleddin Ihsanoglu, a vivement condamné des « actes criminels contraires à toutes les valeurs humaines en général et aux valeurs nobles de l'islam en particulier » et rejette « toute forme de violence et de terrorisme ».
Le Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique avec plus de 160 millions d'habitants, compte à peu près autant de musulmans, majoritaires dans le nord où ont eu lieu les attaques, que de chrétiens, plus nombreux dans le sud. La secte est particulièrement active dans le nord-est mais a déjà frappé très fort à Abuja, la capitale, où elle a revendiqué l'attentat suicide contre le siège des Nations unies en août dernier et qui a fait 23 morts.
Lire aussi :
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Terrorisme : le « non » catégorique en 600 pages
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