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Finance éthique

Banque mondiale : finance islamique pour un programme de vaccination

Rédigé par | Vendredi 3 Octobre 2014



Banque mondiale : finance islamique pour un programme de vaccination
En cette rentrée 2014, nous sommes témoins d’une accélération significative du développement de la finance islamique dans le monde.

En effet, après avoir engagé Standard Chartered et National Bank of Abu Dhabi pour organiser la transaction, la Banque mondiale prévoit de lever 500 millions de dollars de sukuk, cette année, pour aider à financer un programme de vaccination.

De son côté, la banque américaine Goldman Sachs a émis le 23 septembre des sukuk pour un montant de 500 millions de dollars. Rappelons que, fin 2011, la banque avait annulé ce projet à la suite d’un tollé général provoqué par la non-conformité de l’opération : plusieurs incohérences avaient été relevées par les analystes et le shariah board d’Abu Dhabi Islamic Bank l’avait jugé illicite.

Des financements islamiques pour les étudiants britanniques

En Grande-Bretagne, le gouvernement britannique a publié une réponse à la consultation publique qu’il avait lancée en avril afin d’offrir des financements sharia compatibles aux étudiants de l’enseignement supérieur. Le gouvernement britannique a conclu qu’il existe bien une demande pour un produit de finance alternative, même si elle n’est pas à ce jour quantifiable.

Si la consultation publique a montré qu’il existait une réelle demande pour un produit de financement alternatif pour les étudiants, il reste de nombreux obstacles à surmonter : le gouvernement britannique a identifié la nécessité d’une étude de faisabilité complète, ce qui signifie qu’il est peu probable qu’un financement alternatif fidèle au droit musulman puisse voir le jour avant 2016.

Rappelons que le Royaume-Uni a été le premier pays non musulman à avoir émis un sakk souverain et que le Luxembourg en a fait autant le 30 septembre dernier.

L’émirat de Sharjah sur la rampe de lancement

En Afrique, Mohamed Aïssa, nouveau ministre des Affaires religieuses et des Waqf en Algérie, a annoncé, fin août, la création d’une instance de fatwa afin de permettre aux jeunes de bénéficier de financements islamiques.

En Tunisie, Hakim Ben Hammouda, le ministre de l’Économie et des Finances, a déclaré, le 9 septembre, qu’un sakk souverain sera bientôt émis pour une valeur de 300 millions de dollars. Les pays d’Afrique sont de plus en plus nombreux à se tourner vers ce type de financement : après le Sénégal cet été, le gouvernement sud-africain a émis le 24 septembre un sakk souverain d’un montant de 500 millions de dollars qui a été, d’après le Trésor public, quatre fois sursouscrit.

Le gouvernement de Hong Kong a confirmé qu’il souhaitait lancer un sakk d’un milliard de dollars. Et le sakk souverain de Sharjah de 750 millions de dollars sur 10 ans a été plus de dix fois sursouscrit. Il s’agit de la première émission de Sharjah, mais aussi de la première fois qu’un sakk souverain porte sur une maturité de 10 ans.

Dans un pays comme la France, où la croissance est absente et où les investissements manquent, il est grand temps de poursuivre le travail entrepris par Christine Lagarde afin que la finance islamique puisse se développer et apporter sa pierre au redressement du pays.




Ezzedine Ghlamallah
Directeur de SAAFI, cabinet de conseil, spécialiste de la distribution et de la conception de... En savoir plus sur cet auteur


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