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Religions

41 % des musulmans en France « pratiquants », selon Ifop

Rédigé par Pauline Compan | Lundi 1 Août 2011

           

Le Ramadan est un des cinq piliers de l'Islam, il est donc obligatoire pour tous croyants. Mais au-delà d'une pratique spirituelle, un récent sondage Ifop pour le quotidien La Croix, montre qu'observer le jeûne est une pratique également culturelle, très suivie parmi les populations originaires de pays à majorité musulmane. Le sondage met également en valeur une augmentation du nombre de pratiquants depuis 20 ans et un rajeunissement des fidèles. Explications.



41 % des musulmans en France « pratiquants », selon Ifop
71 % des musulmans déclarent suivre le jeûne du Ramadan, d’après un sondage Ifop de juillet 2011 pour le quotidien La Croix. C’est 11 % de plus que lors du même sondage en 1989. Au-delà de cet engouement pour le mois sacré, ce sondage consacre aussi l’augmentation de la fréquentation des mosquées. Le profil des croyants évoluent également, ils sont plus nombreux à se déclarer pratiquants et ils se rajeunissent.

Un mois de Ramadan très suivi

D’après le sondage Ifop, les personnes se déclarant de religion musulmane sont 71 % à s’abstenir de boire et de manger durant les journées du mois du Ramadan. Une pratique en augmentation dans une société que l’on dit de plus en plus athéiste, cela a de quoi surprendre. « Le Ramadan est une pratique autant culturelle que religieuse, respectée par l’ensemble de la communauté, même par ceux qui ne croient pas ou ne pratiquent plus » explique au quotidien La Croix, Franck Frégosi chercheur du laboratoire « Société, droit et religion en Europe » à l’université de Strasbourg.

L’enquête montre également que les jeunes (de 18 à 24 ans) sont très assidus à la pratique du jeûne, de même que les plus de 55 ans. Un retour du religieux sur le devant de la scène et chez les jeunes qui interpelle, « il est vrai que la pratique religieuse est plus accentuée dans les communautés minoritaires où le besoin d’affirmation identitaire se fait plus sentir », écrit la Croix. Cet engouement de certains jeunes pour l’Islam a déjà été constaté dans d’autres contextes et il réjouit les autorités religieuse tout autant qu’il donne d’importantes responsabilités. Dalil Boubakeur, recteur de la mosquée de Paris s’est d’ailleurs dit « satisfait » par les conclusions de cette enquête, ce lundi 1er août au micro de France Info.

D’ailleurs la fréquentation d’une mosquée est une pratique en forte augmentation au sein de la communauté, 25 % des musulmans s’y rendent le vendredi contre 16 % en 1989. Mais dans ce cas, un autre phénomène est à prendre en compte : la construction de lieux de cultes. Avec plus de 2 000 lieux dans toute la France, les musulmans se sont pris en main ces dernières années pour faire émerger mosquées et salles de prières. M. Boubakeur a pris acte de cette multiplication des lieus de cultes et s’est félicité de l’augmentation de « personnels de mieux en mieux formés » dans ces lieux de culte et du développement « d’une vie musulmane ».

Un panorama de la population musulmane française

Cette enquête Ifop sert aussi à dresser un panorama socioprofessionnel de la communauté en France. La population musulmane se répartie essentiellement à l’est d’une ligne imaginaire Le Havre-Perpignan. En moyenne, sur l’ensemble du territoire, elle représente 5,8 % de la population. En région parisienne, les départements du 93 (Seine-Saint-Denis), 94 (Val-de-Marne) et 95 (Val-d’Oise) abritent une population musulmane qui représente plus de 10 % de la totalité des habitants. La région lyonnaise, le territoire de Belfort et les Alpes-de-Haute-Provence et l’Eure-et-Loire concentrent une proportion importante de musulmans, de 7,8 à 9,9 % de la population.

Si les ouvriers restent surreprésentés dans la communauté (33 %) par rapport au reste de la population (20 %), les musulmans comptent plus d’artisans, de commerçants et de chefs d’entreprise que la moyenne (7,2 % contre 5 %). Ils sont, en revanche, en-dessous de la moyenne nationale en ce qui concerne les postes de cadres et les professions libérales. Ces chiffres peuvent illustrer la tendance de la population musulmane à créer sa propre affaire de façon à s’affranchir du phénomène de discriminations à l’œuvre au sein des entreprises.

Selon une enquête récente « Trajectoires et origines » de l’INED et de l’INSEE, les musulmans seraient 2,1 millions de fidèles de 18 à 50 ans. Cette enquête Ifop porte leur nombre à 3,5 millions. Mais ces chiffres restent pourtant loin de ceux du ministère de l’Intérieur, qui avance entre 5 et 10 millions de musulmans, d’après les déclarations de Claude Guéant.





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