La France, si elle devait être gouvernée par le Rassemblement national (RN), va-t-elle suivre l’exemple de l’Iran, avec sa police des mœurs chargée de sanctionner les femmes pour leurs choix personnels ? Interrogé dimanche 30 août sur BFMTV, le député Jean-Philippe Tanguy a confirmé qu'en cas de victoire à l'élection présidentielle de 2027, son parti d’extrême droite sanctionnerait le port du voile dans l'espace public. Selon lui, la question est désormais toute « tranchée » au sein du parti, malgré des débats internes évoqués ces dernières semaines, au nom de la lutte contre « une idéologie qui est contraire à ce que la France a porté depuis des années ».
Concrètement, les contrevenantes s'exposeraient à une amende, comparée par le député au non-port de la ceinture de sécurité en voiture, sans que son montant ne soit encore précisé. Cette proposition figurait déjà dans les précédents programmes présidentiels de Marine Le Pen. Selon Public Sénat, pour éviter une censure probable par le Conseil constitutionnel, la candidate privilégierait désormais la voie du référendum.
Dans un communiqué publié lundi 31 août, le groupe parlementaire La France insoumise dénonce des propos qui confirment que le RN est « un parti porteur d'une idéologie islamophobe, raciste et sexiste, et d'un programme liberticide et discriminatoire ». Le parti de Jean-Luc Mélenchon juge la mesure contraire aux « textes fondateurs des principes républicains » et rappelle qu'elle porterait atteinte à la liberté de conscience et de culte. Le mouvement y voit l'annonce d'une « police du vêtement » qui organiserait un « contrôle social sur les esprits et les corps », synonyme selon lui de « persécution quotidienne » pour les femmes musulmanes.
« Rappelons que Retailleau avait scandé en meeting "A bas le voile !" alors qu’il était ministre de Macron, sans que cela n’émeuve ses alliés politiques de l’époque, Philippe et Attal en tête. Ces discours ont des conséquences concrètes : ils légitiment les discriminations et les actes violents, ils divisent, brisent des vies et ils tuent », tance LFI, qui se dit « plus que jamais déterminée à combattre le Rassemblement National, à le vaincre dans les urnes, à faire reculer la haine et à restaurer les principes d’égalité, de liberté et de fraternité ».
Concrètement, les contrevenantes s'exposeraient à une amende, comparée par le député au non-port de la ceinture de sécurité en voiture, sans que son montant ne soit encore précisé. Cette proposition figurait déjà dans les précédents programmes présidentiels de Marine Le Pen. Selon Public Sénat, pour éviter une censure probable par le Conseil constitutionnel, la candidate privilégierait désormais la voie du référendum.
Dans un communiqué publié lundi 31 août, le groupe parlementaire La France insoumise dénonce des propos qui confirment que le RN est « un parti porteur d'une idéologie islamophobe, raciste et sexiste, et d'un programme liberticide et discriminatoire ». Le parti de Jean-Luc Mélenchon juge la mesure contraire aux « textes fondateurs des principes républicains » et rappelle qu'elle porterait atteinte à la liberté de conscience et de culte. Le mouvement y voit l'annonce d'une « police du vêtement » qui organiserait un « contrôle social sur les esprits et les corps », synonyme selon lui de « persécution quotidienne » pour les femmes musulmanes.
« Rappelons que Retailleau avait scandé en meeting "A bas le voile !" alors qu’il était ministre de Macron, sans que cela n’émeuve ses alliés politiques de l’époque, Philippe et Attal en tête. Ces discours ont des conséquences concrètes : ils légitiment les discriminations et les actes violents, ils divisent, brisent des vies et ils tuent », tance LFI, qui se dit « plus que jamais déterminée à combattre le Rassemblement National, à le vaincre dans les urnes, à faire reculer la haine et à restaurer les principes d’égalité, de liberté et de fraternité ».