Sur le vif

Rachida Dati renonce à Paris et attaque une BD

Rédigé par La Rédaction | Mardi 23 Avril 2013 à 12:43



« Je retire ma candidature » à la mairie de Paris, annonce Rachida Dati au Point dans une interview à paraître jeudi 25 avril dans l’hebdomadaire. « Que l'UMP désigne Nathalie Kosciusko-Morizet et commençons la campagne municipale maintenant. Elle a déjà été choisie par les médias et le système, la réalité est celle-là, même si je le regrette pour les autres candidats », explique l’ancienne Garde des Sceaux, qui se montre également critique vis-à-vis des modalités des primaires de son camp.

« Je suis contre l'idée de faire payer aux Parisiens le sacre de notre candidat », les militants UMP devant régler la somme de 3 € pour participer aux primaires, dit-elle, en comparant ce système à un « vote censitaire ».

Pour autant, l’actuelle maire du 7e arrondissement de Paris et députée européenne apporte son soutien à NKM, qui devrait logiquement remporter les primaires UMP, où quatre autres candidats sont encore dans la course. « Je participerai ardemment à la campagne municipale. Ma crédibilité et ma notoriété seront au service de mon camp », assure Rachida Dati.

L’annonce de sa renonciation à la mairie de Paris intervient alors qu’elle a rendez-vous avec la justice, mardi 23 avril, pour demander l'interdiction de la publication de « Rachida, aux noms des pères », une bande dessinée sur elle et sa fille Zohra, qui devrait sortir jeudi.

Cette BD, écrite par Bernard Swysen et le journaliste Yves Derai, déjà auteur d'une biographie de Rachida Dati, revient sur le parcours de cette « icône de la diversité qui rêve de sommets » et qui est « prête à tout pour les atteindre », indique la quatrième de couverture.

Son scénario se concentre principalement sur la recherche de l’identité du père de Zohra, âgée aujourd'hui de 4 ans. Un sujet qui fait bondir Rachida Dati. « Ce thème touche à une des parties les plus intimes de la vie privée de Madame Dati comme de celle de sa fille », dénoncent ses avocats dans l'assignation. Il s'agit selon eux d'une « atteinte grave » que « l'humour ou la caricature ne suffisent pas à excuser ».

La femme politique réclame 100 000 euros de dommages et intérêts au total pour elle et sa fille. « A défaut d'interdiction », elle demande la publication d'un bandeau sur chaque exemplaire de la BD précisant que celle-ci est attentatoire à sa vie privée et celle de sa fille.

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