A Fontaine, en Isère, une salle de prière musulmane avait été la cible d'une profanation le 19 septembre 2025. Des ossements de porc avaient été déposés devant le site loué par la municipalité à l’Association cultuelle des musulmans de Fontaine (ACMF), en attendant la construction d'une mosquée. Des tags racistes - « Islam dehors » et « Charles Martel 732 » - avaient aussi été découverts à l'entrée de la salle, choquant la petite communauté.
Quatre mois plus tard, l'affaire connait une grande avancée avec l'arrestation et le placement en garde à vue, mardi 13 janvier, d'un ancien conseiller municipal Rassemblement national (RN) de Fontaine. Franck Sinisi, 53 ans, a été confondu par l'ADN retrouvé sur un ossement.
Il avait été exclu du conseil municipal en 2020 après sa peine de quatre ans d'inéligibilité écopée des suites de sa condamnation en 2017 - devenue définitive en 2019 - pour « incitation à la haine raciale » à l'encontre des Roms. Exclu du RN en 2017, il s'était rapproché du mouvement catholique intégriste Civitas, dissous en 2023.
Selon le procureur de la République de Grenoble, Etienne Manteaux, « des recherches en sources ouvertes de ses comptes sur les réseaux sociaux mettent en évidence des messages haineux à l'encontre de la communauté musulmane en 2024 et 2025 ».
« C'est choquant - si c'est confirmé - qu'un ancien élu, qui connaît les habitants, puisse être impliqué dans un acte d'une telle bassesse », a réagi Redha Djellali, responsable de l'Association des musulmans de Fontaine, cité par France Bleu.
Franck Sinisi, qui nie les faits à ce stade, sera jugé en correctionnel en avril prochain pour « provocation publique à la haine ou à la violence en raison de la religion » et « dégradations ou détérioration d’un édifice affecté au culte ».
Quatre mois plus tard, l'affaire connait une grande avancée avec l'arrestation et le placement en garde à vue, mardi 13 janvier, d'un ancien conseiller municipal Rassemblement national (RN) de Fontaine. Franck Sinisi, 53 ans, a été confondu par l'ADN retrouvé sur un ossement.
Il avait été exclu du conseil municipal en 2020 après sa peine de quatre ans d'inéligibilité écopée des suites de sa condamnation en 2017 - devenue définitive en 2019 - pour « incitation à la haine raciale » à l'encontre des Roms. Exclu du RN en 2017, il s'était rapproché du mouvement catholique intégriste Civitas, dissous en 2023.
Selon le procureur de la République de Grenoble, Etienne Manteaux, « des recherches en sources ouvertes de ses comptes sur les réseaux sociaux mettent en évidence des messages haineux à l'encontre de la communauté musulmane en 2024 et 2025 ».
« C'est choquant - si c'est confirmé - qu'un ancien élu, qui connaît les habitants, puisse être impliqué dans un acte d'une telle bassesse », a réagi Redha Djellali, responsable de l'Association des musulmans de Fontaine, cité par France Bleu.
Franck Sinisi, qui nie les faits à ce stade, sera jugé en correctionnel en avril prochain pour « provocation publique à la haine ou à la violence en raison de la religion » et « dégradations ou détérioration d’un édifice affecté au culte ».