La rentrée scolaire autrichienne de septembre 2026 est marquée par la mise en oeuvre d'une loi d'interdiction du port du voile pour les élèves de moins de 14 ans dans les écoles aussi bien publiques que privée. La loi avait été adoptée en décembre 2025 par le Parlement autrichien, à une large majorité, sous l'impulsion du gouvernement conservateur (ÖVP), avec le soutien des sociaux-démocrates du SPÖ. Seuls les écologistes s'y étaient opposés, jugeant le texte anticonstitutionnel.
Portée par la ministre de la Famille et de l'Intégration, Claudia Plakolm, la loi a été présentée comme une mesure de protection des jeunes filles plutôt que comme une mesure antireligieuse. Le dispositif prévoit une procédure graduée avant toute sanction : entretien avec l'élève et ses parents, convocation des parents en cas de récidive, saisine des services de l'enfance puis des amendes pouvant aller de 150 à 800 euros en dernier recours.
Tandis que le parti d'extrême droite FPÖ juge la mesure insuffisante et réclame son extension à l'ensemble des élèves et du personnel scolaire en Autriche, la Communauté religieuse islamique d’Autriche (IGGÖ), principale organisation représentant les musulmans du pays, dénonce, pour sa part, une atteinte à la liberté religieuse et a fait de son soutien aux parents souhaitant saisir la Cour constitutionnelle.
Un projet similaire avait été porté en 2019 par une alliance entre la droite conservatrice et l'extrême droite, mais avait été annulé un an plus tard par la Cour constitutionnelle autrichienne. Le gouvernement se dit cette fois confiant quant à sa conformité constitutionnelle. En juillet dernier, la Cour avait toutefois rejeté des premiers recours contre la nouvelle loi, mais sans examiner le fond du dossier, rapporte Le Figaro : la loi n’étant pas encore entrée en vigueur, les recours étaient tout simplement irrecevables. Ce verrou est désormais levé, ouvrant la voie à un examen au fond que l’IGGÖ entend provoquer. Amnesty International y voit aussi une discrimination visant spécifiquement les jeunes filles musulmanes.
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Portée par la ministre de la Famille et de l'Intégration, Claudia Plakolm, la loi a été présentée comme une mesure de protection des jeunes filles plutôt que comme une mesure antireligieuse. Le dispositif prévoit une procédure graduée avant toute sanction : entretien avec l'élève et ses parents, convocation des parents en cas de récidive, saisine des services de l'enfance puis des amendes pouvant aller de 150 à 800 euros en dernier recours.
Tandis que le parti d'extrême droite FPÖ juge la mesure insuffisante et réclame son extension à l'ensemble des élèves et du personnel scolaire en Autriche, la Communauté religieuse islamique d’Autriche (IGGÖ), principale organisation représentant les musulmans du pays, dénonce, pour sa part, une atteinte à la liberté religieuse et a fait de son soutien aux parents souhaitant saisir la Cour constitutionnelle.
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