Le tribunal administratif de Montreuil, a validé, vendredi 7 août, l'arrêté de fermeture de la mosquée Attaqwa, dite Chanteloup, à Aulnay-sous-Bois. Saisi en urgence par l’association gestionnaire du lieu de culte pour contester la décision par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a prononcé, pour une durée de six mois, la fermeture de la mosquée, le juge des référés a rejeté le recours en estimant que « cette fermeture ne porte pas une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de culte », et pas non plus « à la liberté d’expression ».
Le magistrat « relève en effet qu’ont été tenus, au sein de cette mosquée ou, sur les réseaux sociaux, par des personnes en charge du culte qui y officient, des propos constitutifs de provocation à la violence, à la haine ou à la discrimination en lien avec le risque de commission d’actes de terrorisme, à la commission d’actes de terrorisme ou à l’apologie de tels actes », selon la décision dont la rédaction a pris connaissance.
Par ailleurs, « les mesures correctrices prises par l’association ne sont pas suffisantes pour prévenir le risque que soient de nouveau tenus de tels propos », selon le juge des référés. Parmi ces mesures figure la mise à l’écart des imams mis en cause mais celle-ci n’est intervenue « que très récemment, le 3 juillet 2026, après la réception de la lettre du même jour par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis, mettant en œuvre le principe du contradictoire, l’a informée de son intention de prononcer la fermeture du lieu de culte et l’a invitée à présenter ses observations, alors que les intéressés étaient imams habituels de la mosquée depuis 2020 ».
« Cette mosquée est fréquentée par des tiers prônant ces idées ou théories constitutives de la même provocation », indique enfin le tribunal, pour qui « il n’est pas sérieusement contesté que la mosquée Attaqwa est également fréquentée par des personnes qui, soit sont connues pour leur adhésion à l’idéologie djihadiste, soit ont été condamnées pour des faits de terrorisme, soit sont liées directement à la filière dite de Lagny-sur-Marne ayant envoyé des volontaires combattre en Syrie au sein d’un groupe affilié à l’organisation terroriste étrangère Al Qaïda ».
La mosquée, par la voix de son avocat Rafik Chekkat, a annoncé « un pourvoi devant le Conseil d'État afin de défendre la liberté religieuse, la liberté d'expression et le principe de laïcité ».
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Aulnay-sous-Bois : une mosquée fermée six mois par la préfecture, la justice saisie
Le magistrat « relève en effet qu’ont été tenus, au sein de cette mosquée ou, sur les réseaux sociaux, par des personnes en charge du culte qui y officient, des propos constitutifs de provocation à la violence, à la haine ou à la discrimination en lien avec le risque de commission d’actes de terrorisme, à la commission d’actes de terrorisme ou à l’apologie de tels actes », selon la décision dont la rédaction a pris connaissance.
Par ailleurs, « les mesures correctrices prises par l’association ne sont pas suffisantes pour prévenir le risque que soient de nouveau tenus de tels propos », selon le juge des référés. Parmi ces mesures figure la mise à l’écart des imams mis en cause mais celle-ci n’est intervenue « que très récemment, le 3 juillet 2026, après la réception de la lettre du même jour par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis, mettant en œuvre le principe du contradictoire, l’a informée de son intention de prononcer la fermeture du lieu de culte et l’a invitée à présenter ses observations, alors que les intéressés étaient imams habituels de la mosquée depuis 2020 ».
« Cette mosquée est fréquentée par des tiers prônant ces idées ou théories constitutives de la même provocation », indique enfin le tribunal, pour qui « il n’est pas sérieusement contesté que la mosquée Attaqwa est également fréquentée par des personnes qui, soit sont connues pour leur adhésion à l’idéologie djihadiste, soit ont été condamnées pour des faits de terrorisme, soit sont liées directement à la filière dite de Lagny-sur-Marne ayant envoyé des volontaires combattre en Syrie au sein d’un groupe affilié à l’organisation terroriste étrangère Al Qaïda ».
La mosquée, par la voix de son avocat Rafik Chekkat, a annoncé « un pourvoi devant le Conseil d'État afin de défendre la liberté religieuse, la liberté d'expression et le principe de laïcité ».
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