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Société

les jeunes en première ligne

Rédigé par Lazrak Jihen | Jeudi 27 Février 2003

« Sortir les jeunes du ghetto mental et se donner les moyens de leurs ambitions », tel est le but que s’est fixé la section nantaise de l’association nationale JMF (jeunes musulmans de France).
A l’initiative de jeunes nantais issus de la troupe de théâtre : 'Etat des lieux', s’est impulsé une dynamique associative en direction des jeunes de la ville.Etre sur le terrain et auprès des jeunes sont les éléments essentiels de cette section nantaise, qui veut être plus qu'une simple maison de quartiers.



« Sortir les jeunes du ghetto mental et se donner les moyens de leurs ambitions », tel est le but que s’est fixé la section nantaise de l’association nationale JMF (jeunes musulmans de France). A l’initiative de jeunes nantais issus de la troupe de théâtre : 'Etat des lieux', s’est impulsé une dynamique associative en direction des jeunes de la ville. Etre sur le terrain et auprès des jeunes sont les éléments essentiels de cette section nantaise, qui veut être plus qu'une simple maison de quartiers.

 

Les 'grands frères' laissent place à la relève

L’association JMF évoque à l’esprit de la communauté musulmane des noms comme Hassan Iquioussen, très connu auprès de la jeunesse, notamment par l’intermédiaire de ces conférences ou encore Farid Abdelkrim, écrivain d’un livre qui a défrayé la chronique « Na’al bou la France ». Ils ont tous deux permis à JMF de se développer au fil des années depuis 1993.

Aujourd’hui, d’autres jeunes ont repris le flambeau dans plusieurs villes de France par l’intermédiaire de section.. A Nantes, ils sont issus principalement de la troupe de théâtre « Etats des lieux », née d’une improvisation entre amis lors d’un mariage en  1996. Depuis ils ont sillonné la France avec leurs nombreuses pièces et sketchs. Forts de leurs expériences associatives respectives, Nourredine Farssi, aujourd’hui employé de l’association, et les autres membres de la troupe ont décidé de créer une section nantaise de JMF. « Ce fut un aboutissement logique, nous voulions marquer notre identité, dire que nous sommes JMF, nous n’avons pas à nous en cacher ».

Agés d’une vingtaine d’années, le groupe, qui s’est ainsi formé, voulait être au plus près des jeunes de la ville, « il faut arrêter le discours et être acteur sur le terrain. » explique Nourredine Farssi. Ainsi, les conférences de Tariq Ramadan n’ont pas été reconduites. Malgré tout, cette nouvelle équipe se veut être dans la continuité de la fédération et de ses membres qu’elle considère comme « ses grands frères ». Elle a pour principe la « PDE ou pédagogie de l’exemple', en d'autres termes montrer l'exemple vaut mieux que tous les discours.

 

Le début d’une dynamique

A ses débuts, en 1998, l’activité phare de l’association était la troupe de théâtre. Elle permettait de susciter des débats sur des thèmes plutôt « urbains » comme la drogue, les relations parents-enfants avec « la famille c’est sacré », la violence…etc. La dynamique était lancée, l’association était enfin reconnue par la ville et ses autorités.

Les activités se sont ensuite multipliées sans perdre de vue le terrain : « ce sont les petits gestes  qui comptent,  pas les grandes activités » et les principes qu’ils se sont fixés : « proposer des activités saines  dans des lieux saints où il y a du respect », explique Nourredine Farssi. Rencontres sportives inter-quartier, « business in Europe » (organisation de séjour en Europe afin d’initier les jeunes à la culture d’entreprise), la fête de l’Aid ( théâtre, chants, animations et spectacles), création d’une « Islamothèque » ou bibliothèque dans les locaux de l’association…etc, ces activités se veulent autant ludiques que pédagogiques. D'autres projets sont en cours comme le volet carceral qui reste à exploiter notamment la réinsertion des jeunes sortant de prison.

L’expansion de l’association a permis par la suite, d’employer deux salariés, ce qui lui a permis d’évoluer radicalement, « nous sommes passés d’un monde à l’autre » raconte M.Farssi. Mais, les bénévoles sont toujours essentiels pour le bon fonctionnement de l’association.

 

Un public : les jeunes

« Travailler avec les jeunes, à côté des jeunes» est donc bien le « leitmotiv » de cette section nantaise de JMF. Leur lieu de prédilection est la rue. Mais leur public se veut plus large que celui d’une maison de quartiers. Mais force est de constater que le foyer est accaparé par les garçons. NOurredine Farssi explique ce phénomène par le rapport plus intelligent que les filles ont à  l’association puisqu' elles s'y rendent pour des activités précises. Mais au-délà de ces considérations, le véritable succès de JMF-Nantes serait que les jeunes s’investissent dans l’association en tant qu’acteurs et pas seulement comme consommateurs.

 

 

 

 

 

 





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