Connectez-vous S'inscrire






Société

Villiers-le-Bel : la soirée a été 'beaucoup plus calme'

| Mercredi 28 Novembre 2007

Hier soir à minuit, 22 personnes étaient interpellées à Villiers-le-Bel (Val d'Oise) et dans les communes limitrophes. Et à part "quelques feux de poubelles et quelques dizaines de véhicules incendiés", selon les termes employés par la préfecture du département la soirée de mardi a été "beaucoup plus calme" que celles des deux jours précédents.



Le président français Nicolas Sarkozy
Le président français Nicolas Sarkozy
En déplacement à Eaubonne,dans le département du Val d'Oise, où il a rendu visite au commissaire divisionnaire blessé lors de la première nuit de violences, le président français Nicolas Sarkozy a déclaré que "ceux qui ont pris la responsabilité de tirer sur des fonctionnaires se retrouveront devant la cour d'assises". Ces actes "portent un nom, c'est tentative d'assassinat". Peu après le président recevait les familles des deux adolescents décédés dimanche 25 novembre dans la soirée.

Nicolas Sarkozy a "partagé le souci que nous avons exprimé que toute la vérité soit faite dans cette affaire et il a notamment indiqué qu'une information judiciaire serait ouverte et qu'un juge d'instruction serait désigné", a déclaré Me Mignard, l'avocat des familles, à l'issue de l'entretien.

"Tirer sur des fonctionnaires, c'est parfaitement inacceptable", a ajouté Nicolas Sarkozy. "Nous retrouverons les tireurs. On mettra les moyens qu'il faut, mais ceux qui en ont pris la responsabilité auront à en rendre compte devant la justice de notre pays. Ce n'est pas quelque chose que l'on peut tolérer, quel que soit par ailleurs le drame de la mort de ces deux jeunes en moto", a-t-il précisé.

Hier soir 27 novembre, le dispositif déployé était impressionnant. Outre deux hélicoptères balayant avec de puissants projecteurs les rues de la ville, un millier de CRS armés de boucliers, de matraque et autres flash-balls, seuls les journalistes en masse étaient présents dans les rues. Trois jours après la mort de Moshin et Larami, le calme semble revenir peu à peu à Villiers-le-Bel et ses environs.

Pour Didier Vaillant, la maire de Villiers-le-Bel, "compte tenu des événements depuis deux jours, c'était nécessaire. C'était l'idée d'une intervention massive de manière à désamorcer les dérapages".

"La situation est beaucoup plus calme que les deux nuits précédentes mais tout cela reste, on le sent bien, fragile et il faut une force de dissuasion importante sur le terrain pour empêcher que ce qui s’est passé la nuit dernière, se reproduise", a pour sa part déclaré le Premier ministre François Fillon.




Loading










Nos services web

Recevez le meilleur de l'actu