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Une justice orientée

Rédigé par Mom Nicolas | Lundi 2 Septembre 2002

Une criminalisation de l'action militante est dénoncée par de nombreux juristes et syndicalistes relève Le Monde du 27/o8/o2. En effet, ces derniers temps tout laisse penser à une certaine orientation de la justice française à s'acharner sur des manifestants, des contestataires du système économique et politique actuel.



Une criminalisation de l'action militante est dénoncée par de nombreux juristes et syndicalistes relève Le Monde du 27/o8/o2.   En effet, ces derniers temps tout laisse penser à une certaine orientation de la justice française à s'acharner sur des manifestants, des contestataires du système économique et politique actuel. La condamnation de José Bové pour le démantèlement du MC Donald de Millau, l'incarcération d'un militant du collectif No Border pour avoir briser le poignet d'un agent de police, et dernièrement l’extradition de Paolo Persichetti, premier activiste italien extradé de France.

 

 Une répression idéologique 

Mr Paolo Persichetti, chargé de cours de sociologie politique à l’université Paris VIII, ne s’est jamais caché depuis sa venue en France il y a dix ans. Possédant une adresse fixe à Paris et poursuivant dés son arrivé des cours d’histoire et de sociologie à l’université où il enseignait, il n’avait rien d’un clandestin. Il a cependant toujours milité au côté des sans papiers, des chômeurs… Toujours prêt à s’engager « dans les mouvements de rues ». Engagement social qui s’accompagnait d’un engagement politique. Thésard, il étudiait avant son arrestation la « judiciarisation de la vie politique » et avait publié en 2000 un livre : « La révolution et l’Etat, insurrection et contre insurrection dans l’Italie de l’après 68 ».

 

 Mise à l’écart 

Cela fait bientôt six semaines que le militant No Border est emprisonné et est privé de toute visite. Il est, de plus, incarcéré à « l’isolement totale ». Motif : « son appartenance à un mouvement opposé à la fermeture des prisons », idée qui risque de se propager parmi les détenu et qui justifierai ainsi ce type d’incarcération, relève  Libération dans son édition du 02/09/02. Selon son avocat, Me Massiot, il s’agit « d’une mise à l’écart purement idéologique et politique ».

 

 





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