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Un 'contre-gouvernement' critiqué en interne

| Jeudi 28 Juin 2007

A l’image du « shadow cabinet » britannique - mais ne dites pas que c‘en est un, il préfère le terme de « contre-gouvernement », le groupe socialiste à l’Assemblée nationale, avec à sa tête Jean-Marc Ayrault, a constitué une équipe de gouvernement dont la composition a été rendue publique hier par Jean-Marc Ayrault. Mais déjà, en interne, les critiques fusent de la part de certains « éléphants ».



Jean-Marc Ayrault, Président du groupe PS à l'Assemblée nationale
Jean-Marc Ayrault, Président du groupe PS à l'Assemblée nationale
Jean-Marc Ayrault sera aux commandes des affaires étrangères et européennes, Aurélie Filippetti et André Vallini, porte-parole du groupe, Arnaud Montebourg premier vice-président et responsable de la commission prospective, et Philippe Martin second vice-président et responsable du développement durable et de l'agriculture.

Patrick Bloche à la culture et la communication, François Brottes aux Affaires économiques, Patricia Adam responsable de la commission de la Défense, Jerôme Cahuzac responsable de la commission des Finances, Manuel Valls à l’Intérieur et responsable de la commission des Lois, George Pau-Langevin à l'immigration et au co-développement, Sandrine Mazetier à l'éducation, Jean-Yves Le Bouillonnec au logement et à la ville,Victor Lurel à l'outre-mer, Bernard Roman aux institutions, Marisol Touraine à la protection sociale, Georges Gorce au travail, André Vidalies aux entreprises, Michèle Delaunay à la politique de l'âge et au vieillissement, Pascal Terrasse à la santé, Martine Lignières-Cassou aux transports, Alain Claeys à l'enseignement supérieur, Jean-Yves Le Deault à la recherche, Gérard Charasse, « sans portefeuille », à la coordination avec les PRG et Geneviève Gaillard, à l'environnement et à l’économie sociale.

Ainsi se compose le contre-gouvernement formé par le groupe socialiste à l’Assemblée nationale. Dès sa réélection Jean-Marc Ayrault l’avait annoncé. Pourtant dès l’annonce de sa composition, les critiques ont fusé en interne, au sein du Parti socialiste. D’abord sur le terme de « shadow cabinet » employé à l’origine par Jean-Marc Ayrault. « La tradition n'est-elle pas que le président (du cabinet fantôme) soit le Premier ministre alternatif ? Ce serait pour le coup, une novation dont il ne serait pas inutile de discuter avant d'en décider » a immédiatement réagi Laurent Fabius, tandis que Claude Bartolone appuyait : « S'il doit y avoir un shadow cabinet, c'est au parti qu'il doit être formé. On n'a jamais vu le groupe prendre l'ascendant sur le parti. Et le président du shadow cabinet ne peut pas être le président de groupe. » Exit donc le « shadow cabinet » ! Place au « contre gouvernement. « Parler de 'shadow cabinet' serait un peu prétentieux » a donc corrigé Jean-Marc Ayrault.

Deuxième querelle interne due à ce « contre-gouvernement », la nomination de Jérôme Cahuzac aux Finances, face à Christine Lagarde. Les députés présents à la commission des Finances ont refusé sa nomination, le remplaçant mercredi par Jean-Louis Idiart.

La place faite aux partisans de Ségolène Royal est aussi critiquée par certains. Bref, les querelles internes et les luttes de courants continuent.




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