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Monde

Tchétchénie : le conflit s’étend

| Lundi 26 Juin 2006

Ce dimanche 25 juin, un groupe armé proche d’al Qaida a affirmé avoir exécuté quatre représentants russes enlevés le 3 juin à Bagdad. C’est à l’expiration d’un ultimatum lancé par les ravisseurs, qui sommait la Russie de quitter la Tchétchénie sous 48h, que l’exécution aurait été prononcée. En Tchétchénie, le conflit menace de s’étendre en Ingouchie, région voisine de la petite république.



En Irak, la Tchétchénie devient une bannière idéologique

Le 3 juin à Bagdad, quatre employés de l'ambassade russe d'Irak ont été enlevés par Le Conseil consultatif des Moudjahiddine, réputé proche d'al Qaïda. Le gardien de l'ambassade, Vitaly Titov, avait été tué dans l'attaque. Ce conseil a affirmé ce dimanche 25 juin, avoir pris la décision de l'exécution des otages suite à l'expiration d'un délai de 48 heures donné au gouvernement russe pour que Moscou quitte la Tchétchénie et libère « les prisonniers (musulmans) de ses prisons ». Dans un communiqué, le Conseil Consultatif des Moudjahiddine, déclare avoir exécuté ces quatre otages pour venger « nos frères et soeurs, pour les tortures, les souffrances, les meurtres et les déplacements infligés par le gouvernement russe infidèle. »

L'un des otages était de confession musulmane selon le ministère des Affaires étrangères russe, qui ajoute que celle-ci est la deuxième religion en Russie, « Etat multiconfessionnel ». Peu avant l'échéance, La Russie avait appelé les ravisseurs à ne pas commettre « l'irréparable », précisant que les otages étaient des « représentants du peuple russe, qui n'a jamais été en guerre contre l'islam. »

Akhmad Zakaïev, le représentant des séparatistes tchétchènes, vivant en exil à Londres, a tenu à préciser que les rebelles n'avaient joué aucun rôle dans l'enlèvement. « Nous rejetons fermement toute tentative de lier le combat du peuple tchétchène avec quelque organisation terroriste », explique t il. La bannière idéologique que semble devenir la Tchétchénie, ne lui est pas d'un grand secours. Sur place, le conflit semble atteindre les régions voisines de la petite République.


L’Ingouchie, théâtre de la guerre de Tchétchénie

[Suite à l'assassinat, il y a une semaine, d'Abdoul-Khalim Sadoulaev]article:3652 , président de la République d'Itchkérie, communément appelée Tchétchénie, Dokka Hamadovich Umarov conformément à son rôle de vice-président, a pris ses fonctions. Profondément hostile aux milices du Premier ministre pro-russe, Ramzan Kadyrov, Dokka Umarov est un homme de 32 ans qui a baigné toute sa vie dans la guerre opposant les résistants tchétchènes aux militaires russes.

Depuis quelques semaines de violents règlements de compte se multiplient en Ingouchie, république voisine de la Tchétchénie. Suite à l'exécution publique d'un jeune homme de 18 ans, le 31 mai par les milices de Ramzan Kadyrov, un commandant Ingouche pro-russe ainsi qu'un adjoint haut placé dans l'administration Ingouche sont morts dans deux embuscades. Ainsi, Mousssa Nalguiev commandant des Omon, forces spéciales du ministère de l'Intérieur russe en charge de la « lutte anti-terroriste », ainsi que Galina Goulbina, chef adjoint de l'administration de l'arrondissement Sounjenski en Ingouchie, ont été exécutés pratiquement au même moment, le 9 juin.

En réponse à ces deux embuscades, le 14 juin, l'armée russe, accompagnée du FSB (ex KGB), a lancé des opérations militaires autour de plusieurs villages Ingouches. Ils ont bombardé des zones boisées soupçonnées d'abriter des camps de rébellion. Selon l'agence de presse russe Itar Tass, cette attaque visait a retrouver Ali Taziev, alias Magas, désigné comme étant l'un des responsables du commando qui prit en otage l'école de Beslan en septembre 2004.






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