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Sur le vif

Syrie : l’intervention étrangère en suspens

Rédigé par La Rédaction | Lundi 2 Septembre 2013



Depuis plusieurs jours, les gouvernements français, britannique et américain, sûrs de l’utilisation d’armes chimiques par Damas, affichent leur volonté de faire une intervention militaire en Syrie.

Mais l’empressement de ces puissances occidentales a ralenti tout dernièrement. Ainsi, jeudi 29 août, en Grande-Bretagne, le Parlement a rejeté la motion sur une action militaire présentée par David Cameron. Le Premier ministre s'est alors aussitôt engagé à respecter ce vote.

Puis samedi 31 août, c’était au tour des Etats-Unis de montrer de la retenue lorsque Barack Obama a annoncé soumettre une éventuelle intervention en Syrie au Congrès américain. Toutefois, la volonté d’agir militairement reste forte pour le président américain, qui a entamé une intense campagne de lobbying pour tenter de convaincre des parlementaires sceptiques de soutenir une intervention aérienne des forces américaines.

Cinq destroyers de la Navy, armés de 200 missiles Tomahawk, sont déjà déployés au large de la Syrie dans le secteur oriental de la mer Méditerranée.

La France, elle, a affrété le Chevalier Paul, une frégate antiaérienne. François Hollande affiche la même détermination que lorsque qu’il avait décidé d’intervenir au Mali, en janvier dernier. Une détermination loin de plaire à une frange de députés, de l’opposition comme de la majorité, qui réclament un vote au Parlement. « Les Anglais auront voté, les Allemands vont voter, les Etats-Unis vont voter, et nous on serait le seul pays où on ne vote pas et où une personne décide toute seule? », a ainsi commenté Jean-Luc Mélenchon. « M. Hollande n'est pas le monarque qui décide de la guerre. La guerre ou la paix, c'est le Parlement qui le décide », a fustigé encore le co-président du Parti de Gauche.

Mais pour l'instant, le gouvernement a seulement annoncé un débat mercredi 4 septembre au Parlement. Avant, lundi 2 septembre, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault recevra les principaux responsables parlementaires pour les informer de la situation en Syrie.

Aux Etats-Unis, la Chambre des représentants et le Sénat, débattront à partir du 9 septembre sur cette question avant de voter. Face à une possible intervention étrangère, Bachar al-Assad, a, une nouvelle fois, prévenu que son armée pouvait faire face à toute attaque.

Après le massacre supposé de 1 700 Syriens au gaz chimique le 21 août, les puissances occidentales étaient montées au créneau en menaçant Damas. Aujourd’hui, seul un vote négatif du Congrés américain pourrait éviter une intervention militaire étrangère en Syrie à laquelle s’opposent des pays comme l’Algérie et la Tunisie et une grande partie de l'opinion publique.

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