Exceptionnelle, l’exposition l’est : par sa scénographie et la proportion importante d’objets ici exposés, qui, pour la plupart, sortent pour la première fois du territoire saoudien.
« Ce n’est pas seulement une première pour le musée du Louvre, c’est aussi une première mondiale », déclare Carine Juvin, responsable scientifique au département des Arts de l’islam du musée du Louvre et co-commissaire de l’exposition. « Certaines pièces, en effet, soient n’avaient jamais été exposées dans les musées saoudiens, restant dans les réserves ; soient n’ont été retrouvées que récemment – de grandes statues, par exemple, retrouvées il y a trois ans, ont été reconstituées dans leur intégralité par le musée du Louvre. D’autres, enfin, ont été publiées mais dans des catalogues en arabe, donc peu accessible au public non arabophone. »
Parmi les pièces maîtresses de l’exposition : la porte de la Ka‘ba. Mais aussi des objets en provenance du sanctuaire de Médine et remontant à l’époque ottomane : serrures en argent gravé, brûle-encens… Véritable trésor scientifique, les nombreuses stèles funéraires, du Xe au XVIe siècle, nous renseignent sur la société mecquoise de l’époque, constituée d’artisans, de marchands, d’hommes de religion, de descendants des compagnons du Prophète.
« Routes d’Arabie », une occasion unique de voir ces objets, à ne manquer sous aucun prétexte.