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Sur le vif

Salah Abdeslam : ce qu'on sait de son arrestation à Molenbeek

Rédigé par La Rédaction | Vendredi 18 Mars 2016



Salah Abdeslam, suspect-clé des attentats du 14 novembre à Paris et à Saint-Denis, a été arrêté vendredi 18 mars à Molenbeek, en Belgique.
Salah Abdeslam, suspect-clé des attentats du 14 novembre à Paris et à Saint-Denis, a été arrêté vendredi 18 mars à Molenbeek, en Belgique.
Salah Abdeslam était un des hommes les plus recherchés d’Europe. Suspect-clé des attentats du 13 novembre à Paris et à Saint-Denis qui ont fait 130 morts, l’homme a été arrêté vendredi 18 mars dans la commune de Molenbeek, à Bruxelles, lieu qui fut le théâtre de très nombreuses opérations antiterroristes.

Ni mort, ni en Syrie. Après quatre mois de cavale, c’est donc dans le quartier de son enfance que le jeune homme, né en septembre 1989, a été interpellé dans l’après-midi avec quatre autres personnes. Il a été légèrement blessé à la jambe lors de la perquisition puis emmené à l’hôpital pour y être soigné. Des images furtives montrent l’arrestation de Salah Abdeslam.

Salah Abdeslam est soupçonné d’être le logisticien des attentats. Selon des éléments de l’enquête, il aurait vraisemblablement planifié de commettre un attentat-suicide dans le 18e arrondissement mais se serait ravisé au dernier moment en abandonnant une ceinture explosive dans le sud de Paris.*

Tel ne fut pas le cas de son frère Brahim, qui a participé aux attaques parisiennes en se faisant exploser à la brasserie Le Comptoir Voltaire. Ce dernier a été enterré au cimetière multiconfessionnel de Bruxelles jeudi 17 mars, deux jours après l'arrestation.

Finalement, avec l’aide d’un ami, il était reparti vers la Belgique et échappe ainsi à la police qui n’avait pas encore connaissance de l’implication de Salah Abdeslam. Son extradition est désormais fortement attendue par la France.

Mise à jour dimanche 20 mars : Salah Abdeslam, qui a été inculpé pour « participation à des assassinats terroristes » et de « participation aux activités d’un groupe terroriste » par la justice belge, avant d'être incarcéré dans la prison de haute sécurité de Bruges, a fait savoir aux expliqué aux enquêteurs belges qu’il souhaitait « se faire exploser au Stade de France » mais qu'il « avait fait machine arrière », selon le procureur de la République de Paris, François Molins. Des déclarations « qu’il faut prendre avec précaution » afin de comprendre le sens de sa présence dans le 18e arrondissement le soir des attentats, a-t-il ajouté.

L'avocat de l'accusé a annoncé qu'il porterait plainte contre François Molins pour violation du secret de l’instruction. De son côté, le ministre des affaires étrangères belge, Didier Reynders, a déclaré que Salah Abdeslam « était prêt » à participer à un attentat à Bruxelles. Il refuse son extradition vers la France.

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