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Société

SRAS : la maladie s’essouffle

Rédigé par Hathroubi Ahlem | Jeudi 19 Juin 2003

Lundi à Kuala Lumpur en Malaisie s’est tenue une conférence de l’organisation mondiale de la santé (OMS) sur le SRAS. A cette occasion, divers professionnels du corps scientifique se sont penchés sur la question.



Lundi à Kuala Lumpur en Malaisie s’est tenue une conférence de l’organisation mondiale de la santé (OMS)  sur le SRAS. A cette occasion, divers professionnels du corps scientifique se sont penchés sur la question.

 

 

Le SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) ou plus communément appelé pneumopathie atypique a fait plus de 8000 victimes à travers le monde et serait la cause directe de 800 décès. A ce jour, aucun traitement,  ni vaccin n’a encore été trouvés. De ce fait, même si la maladie semble perdre imperceptiblement du terrain, l’OMS renouvelle ses appels à la vigilance. Les autorités médicales craignent en effet que le moindre relâchement  fasse le lit de la pneumo­pathie ; Il reste encore trop de questions en suspens autour de cette infection respiratoire es­time t’on à l’OMS, d’où ses mises en garde répétées. Pourtant, elle a décidé mardi de retirer Taiwan de la liste des pays à risque.

 

En Chine, 5000 cas de pneumopathie 

 

 Le virus qui se propageait à ses débuts à une vitesse fulgurante faute d’information  concerne essentiellement l’Asie (Hong Kong, Taiwan, Chine) et le Canada. A ce jour, l’Union Euro­péenne fait figure de rescapée. Bien que quelques cas de maladie aient été détectés sur le vieux continent, le nombre de victimes reste négligeable au regard des pertes humaines es­suyées par la Chine. Ce pays, à lui seul comptabilise plus de 5000 cas de pneumopathie. C’est d’ailleurs là que le virus trouve son point de départ.

 

Le gouvernement chinois responsable de la propagation du SRAS

 

La propagation de la maladie et son exportation vers les pays alentours ou plus éloignés au­raient  pu être évitées si les autorités médicales chinoises avaient réagi avec plus de diligence. Et ce drame est largement imputable à la Chine qui avait décidé de garder le silence aux pre­miers symptômes de la maladie. Cette attitude lui vaut aujourd’hui les critiques de la commu­nauté internationale. Les autorités médicales internationales lui reprochent sa frilosité dans la lutte contre le virus. Faute d’information, aucune mesure n’avait pu être mise en place pour enrayer la maladie.De son propre aveu, le ministre chinois de la santé a reconnu que le pays s’était monté incapable d’empêcher la propagation de l’infection.

Depuis, le SRAS a perdu du terrain puisque aucun cas supplémentaire de maladie n’est à dé­plorer. Cette nouvelle réjouissante ne doit cependant pas en cacher une autre à savoir que le SRAS est loin d’avoir été maîtrisé et en l’absence de traitement efficace, seule la prévention peut nous en prémunir durablement.

 

La Chine est aujourd’hui confrontée à bon nombre de défis parmi lesquels : retrouver la confiance de la communauté internationale, rétablir l’économie nationale largement ébranlée par le virus (chute drastique du tourisme, réticence des milieux d’affaires à nouer des contacts avec le pays, retour des ressortissants occidentaux expatriés dans cette zone…) et bien évi­demment éviter la propagation de la maladie. Ce qui au regard de la promiscuité entre habi­tants relève de l’impossible.





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