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Politique

Régionales 2010 : la gauche victorieuse, le FN renforcé

L'abstention triomphante

Rédigé par Hanan Ben Rhouma | Lundi 22 Mars 2010

Le second tour des élections régionales, qui s’est déroulé dimanche 21 mars, a vu la victoire du Parti socialiste avec 49 % des voix sur le plan national contre 33,5 % pour le parti de Nicolas Sarkozy selon TNS Sofres. Quant au Front national, il ressort la tête haute avec 17,5 % des suffrages. Cependant, les Français ne se sont guère intéressés à ce scrutin. Près d'un Français sur deux n'est pas allé voter.



Second tour des régionales 2010 : défaite confirmée de la droite, avec seulement deux Régions (l'Alsace et La Réunion), et percée notable de l'extrême droite.
Second tour des régionales 2010 : défaite confirmée de la droite, avec seulement deux Régions (l'Alsace et La Réunion), et percée notable de l'extrême droite.
Les régionales 2010 ont été marquées par un faible taux de participation. Selon divers instituts de sondages, entre 47,5 et 49,5 % des Français se sont abstenus au second tour du dimanche 21 mars contre 53,67 % au premier tour. Le peu d'intérêt que suscitent ces élections auprès des Français a été bel et bien criant.

Malgré tout, la gauche a remporté 49 % des voix, selon les estimations de l'institut de sondage TNS Sofres. L’union entre le Parti socialiste et Europe Écologie a été décisive dans plusieurs Régions.

Seul le Languedoc-Roussillon échappe à Martine Aubry, première secrétaire du PS. Le président sortant Georges Frêche, que son parti a sanctionné pour ses propos contre Laurent Fabius jugés antisémites, a mis en déroute la maire de Montpellier, sa rivale socialiste.

L’UMP battu à plate couture

Le parti présidentiel sauve la face en conservant la Région Alsace, la seule sur les 26 de la France métropolitaine. Il parvient tout de même à arracher La Réunion aux partis de gauche, non unis à cette occasion, et la Guyane.

La Corse, dirigée par la droite depuis 2004, est passée à gauche. Les huit ministres et secrétaires d’État, qui se sont présentés comme têtes de liste pour les régionales (Xavier Darcos, Valérie Pécresse, Alain Joyandet, Hervé Novelli, Alain Marleix, Dominique Bussereau, Valérie Létard et Bruno Le Maire), n’ont pas réussi à s’imposer.

« J'assume ma part de responsabilité et, dès demain matin (lundi 22 mars, ndlr), je l'évoquerai avec le président de la République », a déclaré le Premier ministre François Fillon à l’issue du scrutin, reconnaissant « le succès » de ses rivaux politiques. Cependant, il ampute cet échec en grande partie à l’abstention et se refuse à parler de défaite. Il n’entend décidément pas changer de cap dans la politique menée jusque-là par le gouvernement.

A deux ans de l’échéance présidentielle, Frédéric Lefebvre, le porte-parole de l’UMP, souhaite même aller « plus vite et plus fort » dans les réformes. Allusion faite à la réforme, entre autres, des retraites, bien controversée. Le temps leur est compté.

Les Le Pen ressortent plus forts

En revanche, la droite de la droite s’est renforcée à l’issue des régionales. Jean-Marie Le Pen, qui s’est présenté en Provence-Alpes-Côte-d’Azur, a obtenu quelque 22 % tout comme sa fille, candidate dans le Nord-Pas-de-Calais, confortant leur assise régionale. Le débat sur l’identité nationale lancé par le ministre de l’Immigration, suivi du débat sur la burqa, semble avoir été un véritable appel d’air pour l’extrême droite.

Maintenant que les 1 839 conseillers régionaux ont été élus, chacun des partis, le PS et le FN en particulier, fait ses propres calculs pour les prochaines élections présidentielles. « Ce scrutin régional marque évidemment le paysage pour la prochaine présidentielle », a affirmé Marine Le Pen.







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