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Monde

Quand M. Kofi Annan s’emmêle dans les histoires de M. Bush.

Rédigé par Rondier Emily | Vendredi 13 Septembre 2002

Alors que le président américain devait prononcer un discours visant à convaincre chefs d’Etat et ministres devant l’Assemblée Générale des Nations Unies jeudi dernier, le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, lui a coupé l’herbe sous le pied.



Alors que le président américain devait prononcer un discours visant à convaincre chefs d’Etat et ministres devant l’Assemblée Générale des Nations Unies jeudi dernier, le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, lui a coupé l’herbe sous le pied.

 

Droit naturel de légitime défense

En effet, M. Kofi Annan a introduit le débat en rappelant aux USA l’article 51 de la Charte des Nations Unies qui stipule que « tout Etat qui a été attaqué dispose d’un droit naturel de légitime défense », mais qu’ « au delà de ce droit, si les Etats décident de faire usage de la force face à des menaces plus générales pesant sur la paix et la sécurité internationales, rien ne saurait remplacer la légitimité que seule l’ONU peut conférer ». En d’autres termes, le secrétaire général de l’ONU dénonce les USA comme hors la loi, s’ils décidaient d’agir seuls et d’attaquer l’Irak sans attendre l’accord des Nations Unies.

 

Action préventive

Face à ces dénonciations, le gouvernement américain prétend qu’il s’agit d’une action uniquement « préventive », qui ne va en aucun cas à l’encontre de la Charte. Par ailleurs, il insiste auprès de l’ONU sur le fait que l’Irak n’a pas respecté les résolutions mises en place au sortir de la guerre du Golfe, et que cette nation représente, de par ce fait, « une réelle menace pour la paix et la stabilité du monde ».

Suite à ces diverses déclarations, deux clans se dessinent clairement au sein de l’ONU : les pour et les contre. L’Espagne, l’Italie, le Portugal, la Bulgarie et depuis longtemps, Israël et la Grande – Bretagne soutiennent la politique de force M. Bush. D’autres, au contraire, notamment la France, préfèreraient agir de manière plus réfléchie et moins radicale pour désarmer l’Irak.

 

Que va faire le président américain face à la pression du secrétaire général et de ces quelques pays membres du conseil de sécurité de l’ONU ? Nous aurons vraisemblablement la réponse suite au vote du congrès américain qui devrait avoir lieu avant le 4 octobre prochain.

 





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