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Sur le vif

Procès Huchon: prison avec sursis et inéligibilité

| Mardi 20 Février 2007



Mardi, Jean-Paul Huchon a été condamné à six mois d'emprisonnement avec sursis, 60.000 euros d'amende et un an d'inéligibilité pour "prises illégales d'intérêts", et a décidé de faire appel.

L'appel suspend l'exécution des peines et lui permet de conserver pour l'instant ses fonctions.

Le président PS de la région Ile-de-France, 60 ans, a été reconnu coupable par la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris d'avoir poussé le conseil régional à passer contrat avec trois sociétés de communication qui employaient sa femme, en 2002 et 2003.

Dix mois de prison avec sursis, 75.000 euros d'amende et un an de privation de droits civiques et civils avaient été requis contre lui, le 15 janvier.

Son épouse, Dominique Le Texier, 55 ans, a été condamnée pour "recel de prise illégale d'intérêt" à quatre mois de prison avec sursis et 20.000 euros d'amende.

Un ancien responsable des marchés à la région, Dominique Merchez, 48 ans, et un chef d'entreprise en contrat avec le conseil régional, Michel Sajn, 46 ans, ont été pour leur part relaxés des délits de "favoritisme" et "recel de favoritisme".

Absent à l'énoncé du jugement, Jean-Paul Huchon a fait savoir par son avocat que sa femme et lui feraient appel de leur condamnation.

L'appel suspend de fait l'exécution des peines et n'oblige donc pas M. Huchon à démissionner de ses mandats électifs. M. Huchon, président de région depuis 1998, a été réélu en 2004 jusqu'en 2010. Il est adjoint au maire de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) depuis 2001.

Jean-Paul Huchon a été reconnu coupable d'avoir poussé le conseil régional à choisir les sociétés Image Publique et Sertis, pour organiser la représentation de l'Ile-de-France aux festivals de Cannes de 2002 et 2003, et la société LM Festivals en 2003, pour organiser le Festival international du film d'environnement.

A chaque fois, son épouse, intermittente du spectacle spécialisée dans le cinéma, était salariée de ces sociétés.

M. Huchon a en revanche été relaxé pour l'embauche de sa femme à son cabinet à partir de 2004, un emploi que le tribunal a jugé réel et légal.




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