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Société

Prise d’otage à Moscou : l’assaut final

Rédigé par Mom Nicolas | Lundi 28 Octobre 2002

Un commando Tchétchène détenait depuis mercredi dernier plus de 700 otages russes dans l’enceinte du théâtre de Moscou. Réclamant l’arrêt total de la guerre en Tchétchénie. A l’aube du samedi 26 octobre, les forces spéciales russes ont pris d’assaut les preneurs d’otages. Aux dernières estimations, 118 otages et 50 tchétchènes sont morts et plus de 500 personnes seraient dans un état critique, à la suite de cette intervention utilisant des gaz toxiques soporifiques.




Un commando Tchétchène détenait depuis mercredi dernier plus de 700 otages russes dans l’enceinte du théâtre de Moscou. Réclamant l’arrêt total de la guerre en Tchétchénie. A l’aube du samedi 26 octobre, les forces spéciales russes ont pris d’assaut les preneurs d’otages. Aux dernières estimations, 118 otages et 50 tchétchènes sont morts et plus de 500 personnes seraient dans un état critique, à la suite de cette intervention utilisant des gaz toxiques soporifiques.

 

Tout commença mercredi dernier. Des personnes, d’origine tchétchènes, envahissent le théâtre de Moscou, prenant ainsi plus de 700 personnes en otage. Ce groupe, pour la plupart composé de veuves, dont les maris furent victimes de la barbarie russe en Tchétchénie, donnait une semaine aux troupes russes pour arrêter tout combat et se retirer des territoires Tchétchènes. Ceci, avant d’exécuter les otages et de « tout faire sauter ». « Ne voulant ni argent ni avion, seulement le retrait des troupes » selon les propres termes de Marc Franchetti, journaliste au Sunday Times. Lod Judd, membre du conseil de l’Europe, se proposa auprès de Movsar Bassarev (chef du commando), de vérifier, en cas d’accord avec le gouvernement russe, le retrait des troupes. Ce dernier s’était rendu à plusieurs reprises en Tchétchénie, témoignant ainsi des violations des droits de l’homme, et des massacres de tchétchènes.

Mais c’était sans compter sur Vladimir Poutine. Au départ, devant la télévision russe, il se disait « prêt à tout contact » avec les Tchétchènes. Se refusant même à toute intervention armée. Tout au long de la journée de vendredi, de nombreuses négociations eurent lieu. Faisant face à la détermination des Tchétchènes, les médiateurs du gouvernement russe n’ont réussi qu’à négocier le relâchement de 19 otages, portant jusqu’à 58 le nombre des personnes libérées depuis le début.

 

Des exécutions barbares…

A l’aube du samedi 26 octobre, tout s’accéléra. Avant la prise d’assaut du théâtre, par les forces spéciales, du gaz soporifique fut éjecté dans l’enceinte. L’assaut donné, les services spéciaux pénétrèrent dans le théâtre et tua un à un à bout portant 50 Tchétchènes endormis, femmes et hommes confondus,…

« Au sol gisent les corps des terroristes, des hommes en treillis et des femmes aux traits caucasiens, portant sur eux des explosifs et qui semblent avoir été tué durant leur sommeil » relève Le Monde citant sa source de l’agence Interfax. En outre environ 118 otages moururent du gaz respiré et 500 étaient encore dans un état critique. Les chiffres officiels demeurent cependant flous.

A la suite de ce carnage, des corps Tchétchènes abattus furent montrés en boucle sur la télévision russe. Dimitrie Rogozine, président du comité des affaires étrangères de la douma qualifie cette assaut de « victoire énorme du président » avant de conclure « on va maintenant pouvoir dormir tranquille ».

Ce que ne cesse de faire la communauté internationale sur le sort quotidien des tchétchènes depuis le début de la guerre, il y a maintenant trois ans…  





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