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Société

Première étape de l'élection d'un conseil français du culte musulman

Rédigé par Bakhtaoui Chahira | Lundi 7 Avril 2003

L’élection d’un conseil français du culte musulman débute enfin avec neuf régions qui ont voté ce dimanche pour élire leurs délégués au futur conseil français du culte musulman (CFCM) et à ses instances régionales. Ceci est la première étape avant le vote de seize autres régions le 13 avril 2003. Pour Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur, il voit ces élections comme « un événement extrêmement important » et un « exemple » pour l’Europe. Il faut dire qu’en effet l’islam est peu représenté, alors qu’il existe déjà un conseil juif et chrétien.



L’élection d’un conseil français du culte musulman débute enfin avec neuf régions qui ont voté ce dimanche pour élire leurs délégués au futur conseil français du culte musulman (CFCM) et à ses instances régionales. Ceci est la première étape avant le vote de seize autres régions le 13 avril 2003. Pour Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur, il voit ces élections comme « un événement extrêmement important » et un « exemple » pour l’Europe. Il faut dire qu’en effet l’islam est peu représenté, alors qu’il existe déjà un conseil juif et chrétien.

Une forte participation
Pour cet événement important dans la population musulmane en France, le taux de participation a atteint 87%. Huit cent seize électeurs appartenant à 210 lieux de culte ont en effet  voté. Ce sont les délégués des lieux de culte qui votent et leur nombre dépend de la superficie du lieu.
Cette élection est l’aboutissement  d’un processus lancé il y a plus de  trois ans par Jean-Pierre Chevènement, et repris par ses successeurs à l’Intérieur, Daniel Vaillant et
Nicolas Sarkozy. 

Pourquoi un conseil français du culte musulman.
Les différents courants de l’islam en France sont assez dispersés, parfois divergents et mal organisés. Chaque année des problèmes se posent par exemple par rapport à l’abattage rituel lors de l’Aïd el Kebir, la construction de lieux de culte, qui parfois sont assez précaires, la désignation d’aumôniers dans les hôpitaux ou les prisons, l’aménagement de carrés musulmans dans les cimetières… Le but de ce conseil est de pouvoir prendre certaines décisions pour l’ensemble de la communauté musulmane en France et de gérer tous ces types de problèmes.
Cette élection va aussi permettre de tester le poids de ces différents courants  de France, notamment celui de l’UOIF (Union des organisations islamiques de France), la mosquée de Paris, soutenue par l’Algérie, et celui de la Fédération nationale des musulmans de France (FNMF), soutenue par le Maroc.

Les neuf régions qui ont voté dimanche sont l'Alsace, l'Aquitaine, la Bretagne, le Centre, la Corse, l'Ile-de-France Ouest (Yvelines et Val d'Oise), le Limousin, la Basse-Normandie et les Pays de Loire. Dimanche prochain, 3.226 électeurs appartenant à 782 lieux de culte complèteront les assemblées. Un vote qui marque donc une première en France au sein de la communauté musulmane.
Pour
Nicolas Sarkozy, ce scrutin permettra de sortir de l' « Islam des caves et des garages qui a nourri l'extrémisme et le discours de violence » et « jeté l'amalgame sur l'ensemble de la communauté musulmane de France qui ne demandait qu'à vivre en paix », selon les termes d'une déclaration faite vendredi devant près d'un millier de musulmans réunis à Lyon. Les résultats de ce « premier tour » devraient être connus dès dimanche soir, selon le ministère de l'Intérieur.

L’islam paraît enfin se faire entendre dans un contexte où il est diabolisé par le terrorisme mondial, et en parti par les médias. La France a pris conscience de la forte présence  de la population musulmane, et donc de la nécessité de la création d’une organisation qui puisse gérer tous les problèmes qui sont présent aujourd’hui dans la communauté.





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