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Sur le vif

Polémique autour d’un « briefing » sur l'islam pour les militaires

Rédigé par La Rédaction | Vendredi 5 Février 2010



Drôle de « briefing » pour les militaires belges et luxembourgeois en partance pour l’Afghanistan. Assuré lundi 1er février par un certain Jacques Rifflet, professeur honoraire de droit international, l’exposé visait à donner quelques éléments d’information sur l’islam, religion que les soldats de la Force internationale d’assistance et de sécurité de l’OTAN opérant en Afghanistan (FIAS) vont côtoyer au quotidien une fois sur place.

L’intention est louable. Sauf que le professeur en question, présenté comme « spécialiste des questions religieuses », n’était en rien spécialiste de l’islam. Preuves en sont des propos rapportés par Parlemento.com. Parlant du Prophète Muhammad et de ses filles, il dira par exemple : « Or, une fille pour un musulman signifie généralement que l'homme a des spermes de mauvaise qualité. Je ne plaisante pas. Ce sont les hommes virils qui donnent des garçons et les hommes à moitié virils qui donnent des filles. C'est évidemment aussi parce que la fille, il faut la marier, cela coûte une dot ; une fille, c'est une petite catastrophe parce qu'il faut la caser comme on dit en français, il faut la placer. Un garçon, c'est la force, c'est le guerrier, c'est très important un garçon. Et Mahomet est allé se plaindre auprès d’Allah parce qu’il n’avait que des filles. »

« Votre mission est vitale. En tant que Belge, vous avez une virginité colonialiste. Vous n’êtes pas un grand pays, vous ne représentez pas là un pays avec un passé colonial. (…) Vous avez une véritable mission humanitaire pour ces populations », conclut le professeur, oubliant de citer au passage que le Congo a été belge jusqu’en 1960.

Une heure et demie d'un exposé aussi mauvais, il y a de quoi être surpris. Aussitôt l’exposé dévoilé, le député fédéral belge Georges Dallemagne a interpellé, jeudi 4 février, le ministre de la Défense à la Chambre, jugeant les « clichés proches du café du commerce » et des propos « scabreux et déplacés ». Pour la ministre belge de la Fonction publique et des Entreprises publiques, Inge Vervotte, le « briefing », en français, s'adressait à des néerlandophones, ce qui nécessitait un langage imagé. « Le ministre de la Défense ne s'associe pas à ce discours d'un spécialiste externe et donnera directive à l'état major afin que de telles interprétations ne puissent plus avoir lieu à l'avenir », a-t-elle ajouté.





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