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Plan banlieue : les accusations de Fadela Amara

| Lundi 22 Décembre 2008



Fadela Amara a accusé dimanche certains hauts fonctionnaires de "freiner" l'implantation en banlieue de délégués du préfet, qui sont moins d'une quinzaine alors que Nicolas Sarkozy en avait annoncé 350. Sous l'autorité des préfets, ils sont censés régler des problèmes concrets des banlieues, servant d'interlocuteurs à la population. "C'est quand même scandaleux. Et ce n'est pas faute d'avoir tapé du poing sur la table", a lancé la secrétaire d'État à la politique de la ville lors de l'émission Dimanche soir politique (Itélé/Le Monde/France Inter).

L'ancienne présidente de Ni putes, ni soumises a par ailleurs admis avoir pris du "retard" dans la signature des contrats d'autonomie, alors que 45.000 sont prévus en trois ans. "On en a à peu près signé 2.000. Nous avons pris du retard sur les appels d'offre, les cahiers des charges, les mesures juridiques... Nous avons perdu deux mois", a-t-elle indiqué. Mais le rythme s'accélère. "Il y a 300 contrats d'autonomie signés par semaine", a-t-elle fait savoir, précisant qu'elle comptait sur 20.000 signatures en 2009, au lieu des 18.000 prévues.

Ces contrats, proposés par des opérateurs privés de placement, prévoient le versement d'une bourse de 300 euros par mois aux jeunes qui sont accompagnés individuellement pendant six mois, afin de tenter de décrocher un emploi d'une durée minimum de six mois, une formation qualifiante ou de créer une entreprise. Le contrat est renouvelable une fois. Au total, le contrat d'autonomie doit être proposé à 15.000 jeunes par an, pour un coût attendu de 250 millions d'euros sur 3 ans.




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