La formation, qui durera un an, a débuté ce vendredi 20 novembre. Sa particularité : les cours se dérouleront les vendredis et samedis, de sorte à permettre aux professionnels d’exercer leurs activités habituelles et aux étudiants d’effectuer un stage qui se rattache au diplôme ou de terminer leur cursus.
C’est le cas de Nordine Sadki, 23 ans, qui effectue sa dernière année en école d’ingénieurs en parallèle du DU de Paris-Dauphine avec beaucoup d’enthousiasme. « Je me suis intéressé à la finance islamique comme une finance socialement responsable. Elle peut être une solution alternative à certains problèmes que connaissent les marchés. Elle est surtout le reflet d’une certaine demande », déclare-t-il auprès de Saphirnews.
Comme lui, Arfang Sonko, 26 ans, diplômé en droit de la banque et des marchés financiers, approche la finance islamique sous un angle éthique. « Je me suis longtemps intéressé à elle, mais elle était peu développée jusque-là en France. Garantir la confiance des investisseurs et des particuliers est importante. Quand il n’y a plus de confiance, il n’y a plus de marché. La finance islamique apporte cette confiance et l’éthique dont on a besoin dans le secteur financier. »
Tous espèrent beaucoup de ce diplôme, à l’instar de Constance Martin, 23 ans, diplômée d’un master de gestion d’actifs, et de Naoual Belgriri, 25 ans, qui a fait ses études au Maroc avant de venir faire un master d’analyse financière internationale à Lille. « C’est un métier d’avenir. On se projette dans ce secteur d’autant plus que la finance islamique s'est bien sortie de la crise », déclarent-elles. Constance et Naoual se verraient bien travailler à l’étranger, notamment en Asie, où les perspectives d’embauches sont, selon elles, plus fortes qu’en France à ce jour.
Dernier profil mais tout aussi pertinent, celle de Murielle Thibierge, 32 ans, diplômée d'une école de commerce de Lyon et qui travaille actuellement dans le domaine de la micro-finance en assistant la Chaire de recherche de micro-finance de Dijon. « Le bruit courait dans le monde de la micro-finance que la finance islamique était importante et qu’elle allait devenir une tendance de la micro-finance. Après une recherche sur Internet, je suis tombée sur cette formation », explique-t-elle. Sa volonté de travailler dans la micro-finance islamique au Sahel, où vit une forte population musulmane, lui est chère.
Les étudiants du master semblent bel et bien promis à un bel avenir.