Vendredi 3 Septembre 2010
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Economie

Paris-Dauphine lance son master en finance islamique

L'université Paris-Dauphine a inauguré, mercredi 18 novembre, sa formation spécialisée en finance islamique. Le lancement de ce master vient confirmer la volonté de Paris d'ancrer solidement et durablement la finance islamique en Europe par l'émergence d'un capital humain expérimenté.



Paris-Dauphine lance son master en finance islamique
Prestige oblige, Paris-Dauphine a frappé fort mercredi 18 novembre. À l’heure où la finance islamique suscite un réel engouement au sein des institutions financières, l’une des universités les plus cotées de France a inauguré son nouveau master spécialisé en la matière en invitant, à la tribune du Palais Brogniart, des professeurs de renom et des professionnels de la finance à un cycle de conférences-débats instructif.

Parmi eux, Olivier Pastré, professeur d'économie, Arnaud de Bresson, directeur de Paris Europlace, mais aussi Hervé de Charrette, ancien ministre des Affaires étrangères, ou encore Christian Sautter, maire-adjoint de Paris chargé du Développement économique et de l'Attractivité internationale, tous venus louer la bonne résilience de la finance islamique face à la crise et l’importance pour la France de se positionner dans ce secteur face à la Grande-Bretagne à travers la multiplication de formations.

Kaouther Jouaber Snoussi : « La formation en finance islamique se veut une continuité de l'enseignement délivré par l'université dans le domaine de l'économie et des finances. »
Kaouther Jouaber Snoussi : « La formation en finance islamique se veut une continuité de l'enseignement délivré par l'université dans le domaine de l'économie et des finances. »
Le diplôme, équivalent au master 2 et qui répond du nom de « Principes et pratiques de la finance islamique », a pour vocation de former des compétences utiles au développement du système financier islamique en France. Jusque-là, l’offre pédagogique restait très limitée.

Seuls l’Institut français des études et sciences islamiques (IFESI ) et l’École de management de Strasbourg délivraient, depuis 2008, un diplôme en finance islamique.

Sans compter l'Institut international de la pensée islamique (IIIT), établissement privé, qui lance, lui aussi, le 23 novembre prochain son DEFI (diplôme d’économie et de finance islamique).

Trop peu au vu du potentiel que recèle ce secteur. « Ce besoin a été réitéré à maintes reprises par des professionnels du secteur. Le rapport Jouini-Pastré (sur les enjeux et les opportunités de la finance islamique en France, ndlr) a souligné le manque de formation. C’est pourquoi l’université a décidé de répondre à ce besoin en transposant un diplôme de ce type », a déclaré Kaouther Jouaber Snoussi, co-responsable du DU Principes et pratiques de la finance islamique à Paris-Dauphine.

Dès l’ouverture des inscriptions en juin dernier, plus de 200 candidatures ont été recensées malgré le coût du master : 4 000 € en formation initiale et 8 000 € en formation continue. Après une procédure de sélection stricte, seuls « 35 ont été admis, dont 20 en formation initiale et 15 en formation continue », ajoute Mme Jouaber Snoussi.

Une première promotion enthousiaste

La formation, qui durera un an, a débuté ce vendredi 20 novembre. Sa particularité : les cours se dérouleront les vendredis et samedis, de sorte à permettre aux professionnels d’exercer leurs activités habituelles et aux étudiants d’effectuer un stage qui se rattache au diplôme ou de terminer leur cursus.

C’est le cas de Nordine Sadki, 23 ans, qui effectue sa dernière année en école d’ingénieurs en parallèle du DU de Paris-Dauphine avec beaucoup d’enthousiasme. « Je me suis intéressé à la finance islamique comme une finance socialement responsable. Elle peut être une solution alternative à certains problèmes que connaissent les marchés. Elle est surtout le reflet d’une certaine demande », déclare-t-il auprès de Saphirnews.

Comme lui, Arfang Sonko, 26 ans, diplômé en droit de la banque et des marchés financiers, approche la finance islamique sous un angle éthique. « Je me suis longtemps intéressé à elle, mais elle était peu développée jusque-là en France. Garantir la confiance des investisseurs et des particuliers est importante. Quand il n’y a plus de confiance, il n’y a plus de marché. La finance islamique apporte cette confiance et l’éthique dont on a besoin dans le secteur financier. »

Tous espèrent beaucoup de ce diplôme, à l’instar de Constance Martin, 23 ans, diplômée d’un master de gestion d’actifs, et de Naoual Belgriri, 25 ans, qui a fait ses études au Maroc avant de venir faire un master d’analyse financière internationale à Lille. « C’est un métier d’avenir. On se projette dans ce secteur d’autant plus que la finance islamique s'est bien sortie de la crise », déclarent-elles. Constance et Naoual se verraient bien travailler à l’étranger, notamment en Asie, où les perspectives d’embauches sont, selon elles, plus fortes qu’en France à ce jour.

Dernier profil mais tout aussi pertinent, celle de Murielle Thibierge, 32 ans, diplômée d'une école de commerce de Lyon et qui travaille actuellement dans le domaine de la micro-finance en assistant la Chaire de recherche de micro-finance de Dijon. « Le bruit courait dans le monde de la micro-finance que la finance islamique était importante et qu’elle allait devenir une tendance de la micro-finance. Après une recherche sur Internet, je suis tombée sur cette formation », explique-t-elle. Sa volonté de travailler dans la micro-finance islamique au Sahel, où vit une forte population musulmane, lui est chère.

Les étudiants du master semblent bel et bien promis à un bel avenir.




Vendredi 20 Novembre 2009
Hanan Ben Rhouma



Commentaires articles

1.Posté par C'est l'usure qui est prohibée,les oulémas se sont trompés e le 24/11/2009 14:56

la notion d’usure(riba) mal comprise,, les oulémas se sont encore trompés en interdisant le prêt bancaire à intérêts dont le principe n’a jamais été interdit au regard du hadith «des dattes empruntées sont payées par la même quantité»
Le Coran interdit catégoriquement l'usure (riba) qui est un des plus grands péchés par son caractère abusif et inéquitable Même la législation en France, tirée du droit musulman sous Napoléon Bonaparte, converti à l’Islam avant sa mort en prison, interdit tout taux d'intérêt usuraire. Il en est de même pour l’UEMOA et dans le monde d’une manière générale, les banques centrales publiant chaque année le taux usuraire d’intérêt interdit aux banques commerciales Le poète HUGO était converti à l'islam aussi
Les oulémas dans leur grande majorité, interdisent tout intérêt à payer ou à recevoir, quel que soit le taux. Ils n'ont pas pris en compte le hadith qui dispose:« une quantité de dattes empruntée est payable par la même quantité», Une illustration simple et claire permet de comprendre, la portée de ce hadith. Si par exemple, un commerçant en rupture de stocks, emprunte à son confrère mieux pourvu, une quantité de dattes pour dépannage temporaire, et décide après de les conserver, il devra alors régler à son créancier, une somme lui permettant de reconstituer exactement le stock prêté quelle que soit l’évolution des prix de dattes ou restituer à son prêteur, les mêmes quantités de dattes livrées S'il s'obstine à s’acquitter de sa dette par un règlement correspondant aux prix plus faibles lors de la livraison, l’économie ainsi réalisée est de l’usure (riba) puisque le prêteur ne pourra pas reconstituer le stock prêté en raison de la hausse de prix intervenue La même règle reste valable s'il y avait baisse de prix En clair, un prêt(et non un achat) d’un kg de dattes évalué initialement à 1000 francs peut être remboursé par 1500 ou 500 francs suivant que le prix a augmenté ou baissé à l’échéance Mais, s’il s’agissait d’un achat à crédit, le client ne paierait que le prix convenu lors de la livraison, prix qui inclut le bénéfice du commerçant Ce hadith est applicable à tout bien prêté.
Il faut se rappeler qu'à la naissance de l'Islam en Arabie, il n'y avait pas de banque Des personnes physiques prêtaient de l'argent avec intérêts en exigeant des gages pour le remboursement Cette pratique est catégoriquement interdite par l’Islam en raison de son caractère usuraire. En effet, le prêteur ne crée aucune valeur et ne court aucun risque puisqu’il détient, en garantie, des biens gagés C'est l'emprunteur qui crée de la valeur ajoutée en fructifiant l’argent emprunté, alors que son bailleurs de fonds reste assis, pour percevoir des intérêts abusivement en vivant ainsi, du travail d’autrui Voilà une des raisons pour lesquelles cette forme de prêt assimilable à une exploitation inique de rente, relève de l’usure et est donc catégoriquement interdite par l'islam
Mais si le prêteur s’associe avec d’autres personnes par exemple pour créer une banque avec tous les investissements, embaucher du personnel, et donc supporter des charges de fonctionnement, ils devront normalement les répercuter sur le prix à rembourser par tout emprunteur. C’est comme un commerçant qui achète et vend plus cher pour réaliser des bénéfices normaux, tenant compte des charges supportées. Puisque la banque, qui prête court le risque de voir son capital absorbé par des frais de gestion, il est donc juste et légitime qu’elle fasse payer à la clientèle, des sommes supérieures à celles prêtées en raison des dépenses de fonctionnement qu’elle supporte et des risques de pertes liés normalement à toute activité commerciale.
Aujourd'hui, toute la difficulté réside sur la délimitation du taux d'intérêt à partir duquel on doit considérer qu’il y a usure (riba) si on refuse celui fixé par les autorités monétaires Là encore, Dieu demande aux musulmans de respecter les décisions des gouvernants tant que les règles islamiques ne sont pas violées
Aucune banque au monde, pas même en Arabie saoudite, pays appliquant la charia, ne peut accorder des crédits sans inclure, dans le remboursement de la clientèle, les frais de fonctionnement :salaires, impôts, électricité, loyers, et autres charges, Ces frais sont facturés à la clientèle comme commissions, frais de dossier, frais de compte, agios, ce qui n’exclue pas des intérêts puisque à ce niveau, ce n’est qu’une question d’appellation En ayant prohibé le prêt à taux d’intérêt, les oulémas dans leur majorité écrasante, ont interdit ce que Dieu n'a jamais interdit dans le commerce, des prix justes et réguliers. Pour une banque, les tarifs justes reposent sur des taux d'intérêts permettant de maintenir le pouvoir d'achat des sommes que rembourse l'emprunteur au fil du temps. On sait que 1000 francs de l'année 2000 valent beaucoup plus que 1000 francs de l'année 2009 si on compare les quantités de biens qu'on peut acheter avec 1000 francs sur ces deux périodes. Par exemple, on peut dire qu’il faut 1600 francs en 2009 pour acheter les mêmes quantités de riz, d’huile, de sucre, de lait, de savon etc…qu’on pouvait acquérir avec seulement 1000 francs en 2000 Donc ce n’est pas de l’usure(riba) quand on tient compte dans le remboursement sur plusieurs années, de la dépréciation de la monnaie dans le temps, c'est-à-dire de l’inflation qui n’existait pas du temps de Mohamed(psl) totalement analphabète et qui a anticipé cette évolution dans le hadith « une quantité de dattes empruntée est payée par la même quantité » Allahou Akbar Les croyants sincères doivent respecter ce hadith qui est un message de justice et d'équité lancé par l’ultime Messager (psl) qui ne sera suivi d’aucun prophète, ni apôtre, même pas, par le vrai Jésus(psl), jamais crucifié, monté vivant au ciel un vendredi, Son face à face avec les hommes, étant programmé pour le jugement dernier par décret S4-159, le Jésus(psl) attendu sera donc un élu de ce bas monde en vertu du décret S12-V76 « nous élevons en grade qui nous voulons » Il sera uniquement inspiré et la fin de sa mission un vendredi, sera le signal de la mort du vrai Jésus(psl) qui vit au ciel depuis 2000 ans en vertu du décret S7-V25 qui dispose que les hommes meurent là où ils vivent et d'où on les fera sortir, Les musulmans salariés qui se sont engagés dans des programmes immobiliers par crédit bancaire avec des intérêts sur 10, 12, 15 ans, n’ont commis aucune faute, Dieu leur commande d’assurer à leur famille, les meilleures conditions possibles de vie. Un toit à soi, en fait partie Dieu rappelle dans le Coran qu’il n'impose pas à ses sujets, des règles insupportables Donc, les musulmans peuvent bien acheter à crédit en supportant des intérêts s’ils ne peuvent pas payer comptant. Ceux qui raisonnent parmi eux, s'adressent aux banques offrant les taux d'intérêts les plus bas, les banques islamiques avec leur slogan purement publicitaire, ne sont pas dirigées par des islamistes n'ayant pas les pieds sur terre mais par des technocrates, Elles sont régies par les mêmes textes que les banques non islamiques et ont le même objectif, réaliser des bénéfices. Donc, le prêt bancaire, à taux d’intérêt non usuraire, n'a jamais été interdit par Mohamed(psl) contrairement aux affirmations des oulémas qui se sont encore fourvoyés en majorité comme ils se sont trompés depuis plus d’un millénaire, sur Jésus(psl) en personne qui ne redescendra pas sur terre, puisque son face à face avec les hommes est programmé pour le jugement dernier par décret S4-V159. Sa redescente dans ce monde ici bas, fausserait donc le programme fixé par le Coran. Ceux qui sont doués d'intelligence, n’ignorent pas le rapport entre ces découvertes de l'analphabète en arabe, Ibrahim HANE, modeste enseignant et la programmation depuis 2002, de la fréquence du vendredi dans ses activités par la Volonté Suprême ayant institué vendredi grand jour de culte de Dieu Allahou Akbar (consulter nos articles sur ce sujet),
M Ibrahim HANE (analphabète en arabe) Université CAD Dakar Email hane_ibrahima@yahoo.fr

http://yahoo.fr

2.Posté par chayR le 24/11/2009 19:49

Merci monsieur Ibrahim Hane :
le prêt à intérêt n'est pas interdit par le Qour'an, c'est l'usure qui l'est. Nous sommes bien d'accord.
chayR.
http://chayr.blogspirit.com

3.Posté par finance islamique de Paris dauphine c'est 4000 ou 8000 euro le 26/11/2009 08:18

http://yahoo.fr

4.Posté par karim le 28/11/2009 11:49

Les enseignants de l'université de Paris-Dauphine ont mis en place le master "finance islamique" motivés uniquement par les 4000 ou 8000 euros qu'ils font payer aux islamistes pour des "cours" sur deux jours(vendredi et samedi) par semaine. L'analyse du professeur de l'université de Dakar, Ibrahim HANE, ci dessus, est pertinente puisqu'il y est démontré que c'est l'usure en vérité qui est interdite par le Coran et non le taux d'intérêt non usuraire permettant de maintenir le pouvoir d'achat des sommes remboursées à la suite d'un emprunt contracté. En vérité, "La finance islamique" est un concept inventé et développé à des fins commerciales. Sinon, les enseignants de Paris Dauphine doivent être conséquents, après s'être positionnés ainsi en chantres des valeurs islamiques dans ce master de "finance islamique" en opérant le saut qualitatif pour leur conversion à l'islam. Ainsi, ils pourront prouver que ce n'est pas la poche des islamistes qui les motive, mais c'est l'islam.
http://yahoo.fr

5.Posté par Ben Arfa Mohamed le 14/01/2010 19:04

Madame, Monsieur,
La société Arrow et l’Université Paris Dauphine vous invite à la Première Conférence en Gestion des Risques en Finance Islamique. Cet événement aura lieu
Le Jeudi 28 Janvier 2010 à Université Paris-Dauphine, Salle Raymond Aron 2éme Etage, Place du Maréchal de Lattre de Tassigny 75775 PARIS Cedex 16.
Je vous prie de trouver ci-joint le programme complet.
http://www.arrowfinco.com/conference.html
http://www.arrowfinco.com/conference.html

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