D’abord, des obstacles législatifs. C’est plutôt délicat, car il faut faire en sorte de réconcilier les spécificités du droit musulman avec les exigences du droit positif de la société française. Par différence aux lois édictées par les hommes seuls, les lois religieuses ne changent pas.
Le fait que le droit musulman, qui tient ses origines de la Révélation et de Dieu, soit statique peut être perçu comme un problème pour les parlementaires français ou européens qui acceptent mal l’idée que la religion peut être une source de lois.
Il y aussi des obstacles psychologiques. Beaucoup de Français voient le droit musulman comme un droit archaïque et religieux qui entre en contradiction avec la laïcité. Il est, par principe, rejetable par certaines parties de la société.