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Société

Palestine, Arafat isolé, population réprimée

Rédigé par Mom Nicolas | Lundi 23 Septembre 2002

Le mercredi 18 septembre eut lieu le premier attentat, au nord d’Israël, depuis le 4 Août dernier. Le jeudi se fut un second au centre de Tel Aviv, cette fois ci revendiqué par le mouvement de résistance islamique : Hamas. Une escalade de violence refait surface, répondant au terrorisme d’état de la politique d’Israël. Sans impunité, aucune, cette dernière amplifie ses actions militaires



Le mercredi 18 septembre eut lieu le premier attentat, au nord d’Israël, depuis le 4 Août  dernier. Le jeudi se fut un second au centre de Tel Aviv, cette fois ci revendiqué par le mouvement de résistance islamique : Hamas. Une escalade de violence refait surface, répondant au terrorisme d’état de la politique d’Israël. Sans impunité, aucune, cette dernière amplifie ses actions militaires.

                                                    

 

A la suite des deux derniers attentats , le gouvernement d’Ariel Sharon a réunit le cabinet de sécurité. Lors de cette réunion, la décision de réinvestir la mouqata’a , le quartier général de  Ramallah, fut prise. Quartier au trois quart détruits lors des multiples incursions israéliennes d’avril 2002. Aussitôt dit, aussitôt fait, le jeudi 19 Septembre au soir, Yasser Arafat s’est retrouvé une nouvelle fois parqué dans son QG.

Ainsi, une dizaine de chars israéliens s’est postés samedi 21 Décembre au matin à une dizaine de mètres du bureau du président de l’OLP.

 

Question de temps

« Dans la soirée de samedi, l’armée a ordonné par hauts parleurs aux personnes se trouvant dans et autour du QG d’évacuer immédiatement les lieux, les avertissant qu’une énorme explosion allait se produire. Cette annonce n’a pas été répétée » souligne le monde dans son édition du 22 Septembre 2002. Résultat : du complexe de 3000m2 de la mouqataa, il ne reste qu’un seul bâtiment, où sont isolés 200 à 250 personnes sans cuisine ni air conditionnée, sans eau ni électricité.

« Question de temps » tel est le nom donné à l’opération israélienne lancée contre le Quartier générale de Arafat. La politique Sharon ne cache plus son jeu, le vice ministre de la défense Weizman Shiri a déclaré : « nous n’avons nulle intention d’éliminer Arafat, mais l’amener à décider lui-même vers où il va partir ». Et Sharon d’ajouter : « j’espère que les palestiniens comprendront qu’Arafat est fini, après qu’il les a conduit au désastres ». C’est sans rappeler, la politique d’agression et de terrorisme d’état pratiquer depuis le début, par une logique sioniste d’éradiquer l’entité palestinienne. En effet la poursuite des invasions de la Cisjordanie et de gaza, ces derniers temps, n’ont fait qu’amplifier la souffrance, et la colère du peuple palestinien.

 

 

Des émeutes.

 En Cisjordanie et dans la bande de Gaza, des milliers de Palestiniens ont de nouveau exprimé dans la rue leur soutien à M. Arafat après les énormes manifestations de la nuit en Cisjordanie, au cours desquelles quatre Palestiniens avaient été tués lors d'affrontements avec l'armée. La plus grande manifestation a eu lieu dans la ville de Gaza, où se sont rassemblées plusieurs milliers de personnes, principalement des étudiants, brandissant des photos de M. Arafat. D'autres manifestations ont eu lieu dans la bande de Gaza, à Rafah, Khan Younès, Deir al-Balah et Beit Lahia, ainsi qu'en Cisjordanie, à Bethléem et Hébron.

En réponse à ce qui se passe à Ramallah, le mouvement islamiste Hamas a appelé à l'intensification de l'Intifada, alors que les Brigades des martyrs d'al-Aqsa, groupe armé proche du Fatah (le mouvement de M. Arafat), ont promis que de nouveaux attentats suicide allaient atteindre tous les citoyens israéliens partout.

 





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