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Sur le vif

Non aux musulmans : « Je n'ai jamais vu un chrétien décapiter son patron »

Rédigé par | Jeudi 10 Septembre 2015



Gérard Dezempte, maire de Charvieu-Chavagneux, refusé d'accueillir des réfugiés musulmans par "principe de précaution".
Gérard Dezempte, maire de Charvieu-Chavagneux, refusé d'accueillir des réfugiés musulmans par "principe de précaution".
De pire en pire. Des élus de la République prônent impunément des appels à la discrimination des réfugiés… Après les maires de Roanne et de Belfort, celui de Charvieu-Chavagneux, en Isère (8 247 habitants), a réussi à se faire remarquer.

En écho à ceux qui refusent d'accueillir dans leur commune des musulmans, Gérard Dezempte a déclaré, mercredi 9 septembre, à France Bleu : « Je n'ai jamais vu un chrétien décapiter son patron », rappelant l’attaque de Saint-Quentin-Fallavier, en Isère, le 26 juin dernier où un chef d'entreprise avait été décapité.

Le maire veut bien accueillir des réfugiés dans sa commune que « seulement s'ils sont chrétiens » et ce, par « principe de précaution ». Une islamophobie notoire partagée par la majorité des élus du conseil municipal qui a voté une délibération en ce sens mardi. Elle évoque les « valeurs chrétiennes » de la France, les « persécutions dont sont victimes les chrétiens d'Orient » et fait référence aux croisades et à Saint-Louis.

Dans un communiqué diffusé mercredi 9 septembre, des élus isérois d’Europe Ecologie-Les Verts ont annoncé qu’ils avaient « saisi le procureur de la République pour dénoncer ces infractions », en référence à la délibération adoptée. Ils demandent « des sanctions exemplaires » et ont demandé au préfet « la révocation du maire de Charvieu-Chavagneux et de ses adjoints ayant voté cette délibération ».

De son côté, le député PS de l’Isère, Erwann Binet, a parlé de racisme. Mais pour Gérard Dezempte, « le risque existe, et nous, on n'en veut pas ». L’édile semble oublier que le racisme, la discrimination et l’appel à la haine raciale est un délit. La France ayant signé les accords de Genève pour les réfugiés de 1951, elle se doit accueillir toutes les personnes demandant l'exil sans distinction. Un traité international qui n'a aucune espèce d'importance pour le maire.

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Rédactrice en chef de Saphirnews En savoir plus sur cet auteur



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