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Sur le vif

Moncef Marzouki ne veut plus de « l'esprit colonial »

Rédigé par La Rédaction | Lundi 19 Décembre 2011



Dans une interview au Journal du Dimanche, le nouveau président tunisien, Moncef Marzouki, veut prendre ses distances vis-à-vis de l’ancien régime de Ben Ali. Affirmant que « l’esprit colonial, c’est fini », M. Marzouki veut mettre l’accent sur son indépendance. « Je n’ai aucun compte en Suisse ou en France. Je suis désormais le président indépendant d’un pays indépendant », affirme-t-il.

Assez critique, Moncef Marzouki fustige l’approche occidentale sur le parti Ennahdha. « Le temps montrera à quel point l’approche des Occidentaux est absurde. Notre société recèle une partie conservatrice et une autre moderne. L’expression politique du conservatisme, c’est l’islamisme. Vous avez des partis démocrates-chrétiens en Europe, nous avons un parti démocrate islamiste. Prétendre que nous avons vendu notre âme au diable en nous alliant aux islamistes relève du fantasme », poursuit-il.

Et celui qui s’affirme « pétri par la culture rationaliste occidentale, celle des Lumières », regrette, en fin d’interview, le traitement médiatique occidentale de cette poignée d’étudiantes revendiquant le port du niqab dans les universités tunisiennes. « Cette histoire de niqab relève de la liberté individuelle de chacune. Qu’on en finisse et qu’on parle de sujets importants. Celui-ci est tout à fait marginal, il n’existe pas pour moi. Il ne m’intéresse même pas », conclut-il.

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