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Maroc, PJD le troisiéme parti...

Rédigé par Mom Nicolas | Lundi 30 Septembre 2002

La percée du PJD était attendue. Cependant les élections de la chambre des représentants ont créé la surprise tant par son score (qui a multiplié par 3 celui de 1997), que par la lenteur du gouvernement à communiquer les résultats, suscitant le doute sur la transparence du scrutin. Le PJD, maintenant, troisième force du pays semblait la seule alternative au gouvernement actuel qui devait faire face à un bilan décevant.




La percée du PJD était attendue. Cependant les élections de la chambre des représentants ont créé la surprise tant par son score (qui a multiplié par 3  celui de 1997), que par  la lenteur du gouvernement à communiquer les résultats. Suscitant le doute sur la transparence du scrutin. Le PJD, maintenant, troisième force du pays semblait la seule alternative au gouvernement actuel qui devait faire face à un bilan décevant.

 

 

Quatorze millions de marocains étaient attendus aux urnes, ce vendredi 27 septembre. Avec une participation seulement de 52% contre 58,83% en 1997, le PJD, le partie  Justice et Développement, a obtenu 37 siéges sur les 325 que composent la chambre des représentants. Faisant de lui, le troisième parti du Maroc.  Le premier restant, avec 49 siéges, l’USFLP, l’union socialiste des forces populaires, et le second ,avec 47 siéges,le partie nationaliste marocain : l’Istiqlal.

 

Le report des résultats à dimanche soir, a semé le doute sur la transparence des élections. De manière officielle, le ministre de l’Intérieur, de l’actuel gouvernement en place, évoque des raisons techniques. La complexité du mode du scrutin à la proportionnelle nécessitant de fastidieux calcules, mais aussi la transparence demandant la vérification du nombre des votants devant correspondre aux suffrages exprimés, sans parler de la panne des ordinateurs du ministère … en seraient la cause. Ce qui n’empêche pas le journaliste de RTL, Olivier Geay, d’être sceptique, « alors qu’on s’attendait déjà à un bon score du PJD, (...)  Faudrait s’arranger quand même, qu’il n’y ait pas eu quelques petits arrangements  » s’exprime t’il.

 

Eviter le scénario algérien

Le PJD ne s’était représenté que dans 56 circonscriptions du Maroc, qui en compte en tout et pour tout 91. Ceci pour « éviter un raz de marée qu’aurait été incapable de supporter politiquement (le PJD ndlr) aussi bien à l’intérieur du pays qu’à l’étranger » a déclaré Abdelilak Benkirane, un des responsables du parti. Ajoutant même : « le scénario algérien, c’est la phobie de tous les marocains », faisant référence aux élections de1991, où le FIS (Front Islamique du Salut) avait raflé la mise, et qui avait été dissous, entraînant la spirale de violence que connaît actuellement l’algérie.  

 

Quelles conséquences 

Le mouvement Adl wal ihsane (Justice et bienfaisante), association musulmane plus populaire que PJD, avait appelé au boycottage des élections. « Que le PJD arrive en première ou seconde position cela n’aura aucun impacte sur la vie politique nationale puisque le scrutin s’est déroulé dans le cadre d’une constitution qui retire au gouvernement ses prérogatives » s’est exprimé le porte parole Fathalla Arsalane.

En outre, on peut se poser la question des alliances entre les différents partis politiques représentés pour obtenir la majorité absolue dans la chambre des représentants. Quelles seront l’influence du PJD et les positions qu' il va prendre dans ces alliances ? Et quelles seront les actions politiques et sociales propsées pour le peuple marocain ?

 

En attendant, c’est au  parti arrivé en tête l’UFSP de composer son gouvernement et de le proposer au roi, qui donnera son accord par la suite. Tout en sachant que l’UFSP refuse toute cohabitation avec le PJD… 

 






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