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Sur le vif

Manuel Valls dans une « bataille culturelle identitaire » contre le salafisme

Rédigé par La Rédaction | Mardi 5 Avril 2016 à 12:58

           


Le Premier ministre s’est exprimé, lundi 4 avril, en clôture d’une table ronde sur « l’islamisme et la récupération populiste en Europe » au théâtre Dejazet à Paris. Manuel Valls s’en est pris aux salafistes qu’il identifie comme la source du terrorisme : « Le salafisme (…) peut amener à l'islamisme radical et au terrorisme. » « Le deuxième se nourrit essentiellement du premier, et il faut combattre le salafisme tel qu'il a prospéré dans nos quartiers et s'est imposé à une partie importante de la jeunesse », a-t-il déclaré.

Le chef du gouvernement estime que les salafistes sont la face la plus visible des musulmans de France aujourd’hui. « Les salafistes doivent représenter aujourd'hui 1% des musulmans dans notre pays, mais leur message, leurs messages sur les réseaux sociaux sont les seuls qu'on entend et qui se font entendre des plus jeunes », a-t-il déclaré, ceci avant d’ajouter qu’« il y a une forme de minorité agissante, des groupes (salafistes), qui sont en train de gagner la bataille idéologique et culturelle ». Manuel Valls est resté dans un discours offensif, galvanisant le public de la salle du 3e arrondissement de Paris. « L'essentiel, c'est la bataille culturelle identitaire. Si nous ne gagnons pas cette bataille, on oublie tout », a-t-il dit.

Pour le chef du gouvernement, la République a perdu des batailles, citant l’affaire des lycéennes voilées de Creil en 1989. Il a regretté une « acceptation des différences qui a conduit à faire reculer la République ». Il s’est ensuite gargarisé d’avoir été un des seuls de son camp politique à voter la loi interdisant le niqab dans l’espace public en 2010.

Le voile, « un asservissement de la femme »

Manuel Valls a, au passage, salué l’interview « lumineuse » de la philosophe milliardaire Elisabeth Badinter qui a appelé au boycott des marques vendant des tenues islamiques et a dénoncé les « islamo-gauchistes ». « Ce que représente le voile pour les femmes, non ce n'est pas un phénomène de mode, non, ce n'est pas une couleur qu'on porte, non : c'est un asservissement de la femme. (...) Il faut faire la distinction entre ce qu'est un voile, un fichu porté par les femmes âgées, et la revendication d'un signe politique qui vient confronter la société française », a-t-il ajouté.

D’humeur décidément guerrière, le Premier ministre a rappelé la nécéssité d’appuyer la politique sécuritaire du pays. En dépit de l’échec de la tentative de constitutionnalisation de l’état d’urgence, il a annoncé que la France allait « devoir maintenir et augmenter massivement les budgets de sécurité et de la justice pendant, sans doute, des années ».






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