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Monde

Liban: l'Italie prête à diriger la force internationale

| Mardi 22 Août 2006

Romano Prodi, président du Conseil italien, a confirmé lundi au secrétaire général de l'ONU Kofi Annan la disponibilité de Rome à prendre le commandement de la FINUL renforcée au Sud-Liban.



Le président du Conseil italien Romano Prodi
Le président du Conseil italien Romano Prodi

L'Italie offre de diriger une force de maintien de la paix de l'Onu

L'Italie a offert de diriger une force de maintien de la paix de l'Onu au Sud-Liban, a déclaré le président du Conseil italien, Romano Prodi.

Il a déclaré à des journalistes avoir informé le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, de ce que son pays était prêt à diriger la mission jugée potentiellement suicidaire par certains membres de l'opposition italienne.

Prodi a ajouté qu'Annan déciderait ce week-end qui dirigerait la force de maintien de la paix l'Onu au Liban.

"Nous ferons cela après avoir effectué toutes les analyses et réunions avec tous les dirigeants de tous les pays susceptibles d'être intéressés par la mission", a poursuivi Prodi.


Le Liban accepte l'offre italienne

Arturo Parisi, ministre de la Défense, s'est entretenu avec son homologue allemand, Franz Josef Jung, et a dit que l'Allemagne était elle aussi favorable à ce que l'Italie dirige la mission.

A Beyrouth, des responsables ont rapporté que le Liban avait accepté lundi une offre italienne d'envoyer 2.000 hommes au Liban, la contribution la plus importante à avoir été proposée à ce jour à une force de l'Onu chargée de faire respecter un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah.

Le gouvernement italien a approuvé l'envoi d'un contingent pouvant atteindre 3.000 hommes.

Dimanche, le Premier ministre israélien Ehoud Olmert avait officiellement demandé à l'Italie de prendre le commandement de la future FINUL renforcée.

Suite à cela, la France a rappellé qu'il revient aux Nations unies de décider de la composition et du commandement de la force de l'Onu renforcée qui doit être mise en place dans le sud du Liban. En attendant que les règles d'engagement soient clairement fixées, la France a pour l'instant limité sa contribution à 200 hommes au lieu des milliers de soldats escomptés.

L'Italie pourrait retrouver le rôle qu'elle a eu, comme pendant la crise de Suez

L'opposition de centre-droit, consciente de la sensibilité de l'opinion publique à d'éventuelles pertes italiennes, a affirmé que l'enthousiasme de Rome ne rencontrait pas d'écho chez ses partenaires.

"Chirac va envoyer quelques généraux, l'Allemagne un bateau ou deux alors que nous devrons envoyer nos troupes drapées comme des kamikazes dans le drapeau italien", a déclaré Francesco Storace, membre du parti de droite Alliance nationale.

La Turquie pourrait envoyer un contingent important, mais tout comme l'Italie, l'Espagne et d'autres, elle attend que les règles d'engagement soient clairement définies par les Nations unies.

"L'Italie pourrait retrouver le rôle qu'elle a eu, comme pendant la crise de Suez", a déclaré au quotidien La Repubblica le sous-secrétaire aux Affaires étrangères Bobo Craxi, faisant allusion au rôle de médiation joué par Rome dans les années 1950 lors de ce conflit.

D'après un général au fait des opérations de maintien de la paix, les bonnes relations qu'entretient l'Italie avec le Proche-Orient lui confèrent un avantage de poids pour assumer ce rôle.

Les Nations unies ont promis de déployer un renfort de 3.500 hommes au Sud-Liban d'ici le 2 septembre, mais elles n'ont reçu que peu d'offres de contributions, alors que la force actuelle de 2.000 hommes doit être portée à 15.000.





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