L'opposition de centre-droit, consciente de la sensibilité de l'opinion publique à d'éventuelles pertes italiennes, a affirmé que l'enthousiasme de Rome ne rencontrait pas d'écho chez ses partenaires.
"Chirac va envoyer quelques généraux, l'Allemagne un bateau ou deux alors que nous devrons envoyer nos troupes drapées comme des kamikazes dans le drapeau italien", a déclaré Francesco Storace, membre du parti de droite Alliance nationale.
La Turquie pourrait envoyer un contingent important, mais tout comme l'Italie, l'Espagne et d'autres, elle attend que les règles d'engagement soient clairement définies par les Nations unies.
"L'Italie pourrait retrouver le rôle qu'elle a eu, comme pendant la crise de Suez", a déclaré au quotidien La Repubblica le sous-secrétaire aux Affaires étrangères Bobo Craxi, faisant allusion au rôle de médiation joué par Rome dans les années 1950 lors de ce conflit.
D'après un général au fait des opérations de maintien de la paix, les bonnes relations qu'entretient l'Italie avec le Proche-Orient lui confèrent un avantage de poids pour assumer ce rôle.
Les Nations unies ont promis de déployer un renfort de 3.500 hommes au Sud-Liban d'ici le 2 septembre, mais elles n'ont reçu que peu d'offres de contributions, alors que la force actuelle de 2.000 hommes doit être portée à 15.000.