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Société

'Le discours du FN s'est banalisé dans la société' selon Lilian Thuram

| Lundi 30 Avril 2007

Devant environ 20 000 personnes au Palais Omnisport de Paris Bercy, le candidat de l’UMP à l’élection présidentielle Nicolas Sarkozy a fustigé la gauche et mai 68, tout en appelant les électeurs de l’UDF à voter pour lui. C’est sur le rapport de force que le candidat de l’UMP a axé son dernier grand meeting de campagne



'Le discours du FN s'est banalisé dans la société' selon Lilian Thuram
« Durant ces quatre mois, je vous le jure, j'ai tout donné » a lancé d’emblée Nicolas Sarkozy, affirmant avoir « rencontré » avec « sincérité », et en particulier « cette famille à la Courneuve, qui pleurait la mort d'un enfant de 11 ans, qui avait pris une balle perdue dans une guerre de bandes rivales. C'était le jour ou j'ai parlé du Kärcher ». Le candidat de l’UMP a précisé être pour « la révolte contre la violence », a-t-il ajouté.

Persistant dans sa stratégie de prise de voix à l’extrême droite, Nicolas Sarkozy a réclamé « le droit de pouvoir parler de l'identité nationale française sans être traité de nationaliste ».

Mai 68 liquidé

Mai 68 ? Responsable selon Nicolas Sarkozy du manque de morale en politique. « Nous conjurerons le pire en remettant de la morale dans la politique. Le mot morale ne me fait pas peur. La morale, après 1968, on ne pouvait plus en parler. Pour la première fois depuis des décennies, elle a été au coeur d'un campagne » a-t-il ajouté, démarrant ainsi son attaque contre les « héritiers de 1968 ».

Responsables aussi, les soixante-huitards, de « la dérive du capitalisme financier ». « La contestation de tous les repères éthiques a préparé le terrain des parachutes dorés et des patrons-voyous » a-t-il précisé.

« Dans cette élection, il s'agit de savoir si l'héritage de mai 68 doit être perpétué ou s'il doit être liquidé une bonne fois pour toutes » a conclu Nicolas Sarkozy, accusant les héritiers de cette période d’avoir « imposé le relativisme intellectuel et moral ».

Valeurs

A « huit petits jours » du deuxième et dernier tour du scrutin présidentiel, Nicolas Sarkozy a appelé les « électeurs du centre, dont les valeurs sont si proches des nôtres » à « rejoindre sa majorité présidentielle, puisque Monsieur Bayrou veut en finir avec l'UDF ». « Leur sensibilité a toute sa place dans la majorité » a-t-il ajouté.

Réactions


« En stigmatisant pêle-mêle ‘les assistés‘, ‘les fraudeurs et les voleurs‘, les ’enfants de mai 68‘, la ‘gauche’ et ’François Bayrou qui abandonne l'UDF‘, Nicolas Sarkozy a montré qu'il tenait un éternel discours de haine et de division des Français, toujours à la recherche de nouveaux boucs émissaires » a déclaré dans un communiqué le secrétaire national à l’égalité du Parti socialiste Faouzi Lamdaoui.

Pour le footballeur Lilian Thuram, « le discours du FN s’est banalisé dans la société ». « Les mots de Le Pen n'ont jamais été aussi présents et, ce qui est dramatique, c'est que ses idées sont portées par un homme issu d'un grand groupe politique, l'UMP. Je trouve ça triste » a-t-il ajouté.





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