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Sur le vif

Le chef de la task force contre Daesh condamné pour diffamation envers un imam

Rédigé par | Vendredi 23 Juin 2017



Le chef de la task force contre Daesh condamné pour diffamation envers un imam
Pierre de Bousquet de Florian a été condamné, jeudi 22 juin, à une amende de 500 euros avec sursis. Récemment intronisé à la tête du Centre national de contre-terrorisme, la fameuse task force créé par Emmanuel Macron pour lutter contre l’Etat islamique, l’ancien préfet du Hérault est accusé d’avoir diffamé Mohammed Khattabi.

L’imam de Montpellier avait été assigné à résidence par le préfet dans le cadre de l’état d’urgence en novembre 2015. Il reprochait à l’imam de tenir des « prêches anti-occidentaux, incitant au jihad et prônant l’usage de la violence ». Pierre de Bousquet de Florian s’était épanché sur le cas dans Le Figaro, affirmant que l’imam « a des paroles de haine contre notre mode de vie, pouvant être influentes sur les jeunes, il symbolise l’islam dont on ne veut pas dans ce pays ».

Il ajoutait en outre que la perquisition administrative du domicile de Mohammed Khattabi a permis de débusquer « le fraudeur et le tricheur ». L’imam était, selon lui, coupable d’une « fraude importante aux prestations sociales et familiales. (…) il vit en outre avec son épouse, qui touche une allocation de parent isolé ».

Le recteur de la mosquée Aïcha de Montpellier a vu son assignation à résidence abrogée par le ministère de l’intérieur dès le 11 décembre 2015. Il a en revanche été condamné en mai 2016 à six mois de prison avec sursis pour recel de fraudes aux allocations et de « travail dissimulé ». Il a fait appel de cette décision. « Aujourd’hui, l’Etat ne lui reproche aucune dangerosité et encore moins un lien avec le terrorisme », avance Arié Alimi, l’avocat de Mohammad Khattabi. Il ajoute que, « compte tenu de cette diffamation, la nouvelle task force commence un peu difficilement » sa tâche.

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