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Livres

Le Rossignol chante la nuit

Rédigé par | Jeudi 2 Janvier 2014



Voilà un bel album jeunesse que l'on a extirpé de la bibliothèque de Saphirnews. En 36 pages, sur un papier ocre, à l'écriture bleu nuit, Le Rossignol chante la nuit (texte de Colette Berhès, illustrations de Rachid Koraïchi) narre la quête de la bien-aimée.

Ce conte oriental possède tous les ingrédients d'un voyage dans les traditionnelles Mille et Une Nuits : un beau prince, à la taille svelte et aux longs cils recourbés, plein d'obéissance envers son vieux père, empli de sagesse ; les conseils d'un ermite avec qui l'on partage quelques dattes et un peu de lait caillé ; la tempête de sable à laquelle on réchappe ; la rencontre avec la reine des fées à l'ombre d'un vieux caroubier ; Nour, la jeune femme, dont la beauté pareille à celle du croissant de lune n'est peut-être qu'un leurre... Et l'on saura en fermant le livre pourquoi le rossignol chante la nuit...

L'écriture de Colette Berthès (par ailleurs, militante pour l’abolition de la peine de mort aux États-Unis et membre de l'association France-Palestine), fluide et poétique, se laisse lire à haute voix auprès des plus jeunes et se lit dès l'âge de 7 ans.

Surtout, l'ouvrage est illustré des magnifiques calligraphies de Rachid Koraïchi, une excellente façon d'initier les plus jeunes aux créations picturales de ce plasticien d'origine algérienne, qui s'inspire largement de la mystique soufie pour en créer une œuvre résolument contemporaine.


Extrait

Il était une fois, il y a bien longtemps, au temps où les hommes et les fées se partageaient encore le monde, un petit royaume heureux. D’immenses déserts ocre, brûlants le jour, glacés la nuit, protégeaient ses oasis murmurantes d’eaux claires et bruissantes de palmes.
Les troupeaux paissaient dans la steppe fauve où bondissaient les gazelles.
Sa capitale était une riche cité marchande où s’arrêtaient les caravanes. Elle se nichait au milieu des vergers et des jardins telle un oisillon dans son nid et la vie y avait, pour ses habitants, un goût de paradis.
Ce petit pays était gouverné par un prince sage et bon qui haïssait la guerre et l’injustice. Tout au long des nombreuses années de son règne il avait favorisé le commerce, ouvert des écoles, signé des traités de paix et d’entraide avec ses voisins et rendu la justice de son mieux. Il avait onze filles qui toutes lui procuraient les plus grandes joies et un seul fils, Nazim.

Colette Berthès, Le Rossignol chante la nuit, illustrations de Rachid Koraïchi, Editions Thierry Magnier, 2011, 16 €.





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