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Culture & Médias

Le 7e Art arabe s’invite à Paris le temps des vacances

Rédigé par Fatima Souab | Mercredi 19 Août 2009

Jusqu’au 20 août se tient, à Paris, dans les majestueuses salles de l’Elysées Biarritz, la 3e édition de L’Été du cinéma arabe, avec, cette année, une programmation, en VO, dédiée au cinéma égyptien. Un rendez-vous fait sur mesure pour les touristes du Moyen-Orient, en vacances et pour tout public arabophone.



Tamer Hosni, le héros de la comédie romantique, « Omar We Salma ».
Tamer Hosni, le héros de la comédie romantique, « Omar We Salma ».
Situé à deux pas de la grande avenue des Champs-Élysées, l’espace Élysées Biarritz reçoit jusqu’au 20 août pour la troisième année consécutive L’Été du cinéma arabe, à Paris. Une manifestation de prestige dans un décor de luxe, visant le public VIP des pays du Moyen-Orient, en vacances en grand nombre dans la capitale à cette période de l’année. Les tarifs varient selon le service proposé : 40 euros pour le balcon et 80 pour l’espace VIP, privatisable à partir de minuit.

Devant l’engouement suscité chez les personnes résidant en France, les organisateurs ont mis en place une politique tarifaire adaptée à ce public, avec un ticket d’entrée allant de 10 à 20 euros.

Paris, la quatrième capitale dans le monde à offrir du cinéma arabe

L’idée du festival est née de la rencontre entre le président de l’Élysées Biarritz, Hughes Piketty, et des producteurs de films arabes. « Il n’existait que trois lieux dans le monde offrant la possibilité à la clientèle du Moyen-Orient de voir des films d’origine arabe : Londres, Beyrouth et Le Caire. Il m’a paru nécessaire d’offrir à ces touristes cette opportunité pour faire de Paris une capitale hospitalière et ouverte sur le monde », raconte Hughes Piketty.

Cette année, le festival met à l’honneur la production égyptienne, avec la projection, de 15 heures à minuit, de huit films en version originale et non sous-titrés, le public étant arabophone : Ramadan Mabrouk et Bobbos, de Wael Ihasan ; Oma we Salma, de Tamer Hosni ; Ibrahim Labyad, de Marwan Hamed ; Badal Faked, d’Ahmed Alaa ; Dukkan Shehata, de Khaled Youssef ; Al Farah Assaghir, de Hamid Bennani et Alf Mabrouk, d’Ahmad Helmi.

Le cinéma égyptien est fédérateur

Pourquoi le choix du cinéma égyptien ? La réponse est simple : « L’Égypte est historiquement la capitale du cinéma arabe. Ce cinéma est grand public et nous avons fait un choix de programmation très fédérateur. D’autres expériences, à Paris, concernant un cinéma plus pointu, ont été arrêtées, faute de public », explique le responsable de l’événement. Et le succès rencontré lors de l’édition 2008, avec une fréquentation d’environ 7 000 personnes, le conforte dans son choix.

S’adressant à la famille entière, les fictions égyptiennes, à l’instar du cinéma populaire Bollywood, mêlent tradition et modernité, sur un ton léger et divertissant. Un exemple avec Bobbos, une comédie de Wael Ihasan. Le film, porté par le grand comédien Adel Iman, populaire dans le monde arabe, raconte les déboires d’un couple sur fond de crise économique. Des scènes hilarantes de la vie quotidienne du couple, entre disputes, vengeances et tentative de réconciliation, font de cette fiction un vrai moment distrayant, tout ce que le public demande.

Et, grande nouveauté cette année, L’Été du cinéma prendra ses quartiers à Marseille, après le ramadan, qui débute le 22 août, pour la fête de l’Aïd el-Fitr, prévue le 21 septembre. Le rendez-vous sera pour l’occasion parrainé par la comédienne Hafsia Herzi, César du meilleur espoir féminin pour le film La Graine et le Mulet. Le public visé sera, cette fois, « la population d’origine arabe », précise Hughes Piketty.



Pour plus d’infos
L’Été du cinéma à Paris :
Espace Élysées Biarritz, 22-24 rue Quentin-Bauchart, Paris 8e.
Métro : Georges-V
www.elyseesbiarritz.com




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