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Economie

Laurence Parisot ouvre aujourd'hui l'université d'été du MEDEF

| Mercredi 29 Août 2007 à 08:17

           

Le rendez-vous annuel des patrons, l'université d'été du MEDEF, s'ouvre aujourd'hui mercredi 29 août 2007 et se tient sur le campus de l'école HEC, à Jouy-en-Josas, dans les Yvelines. Temps fort de la rencontre, jeudi, le président Nicolas Sarkozy devrait y prononcer un discours sur la "deuxième phase des réformes économiques". Dans un entretien au quotodoen Le Monde, la présidente du MEDEF, Laurence Parisot, a pour sa part estimé que les entreprises embaucheront plus "s'il est moins compliqué de licencier".



Laurence Parisot, présidente du MEDEF
Laurence Parisot, présidente du MEDEF
L'université d'été du MEDEF débute aujourd'hui mercredi 29 août à Jouy-en-Josas dans les Yvelines, et pour cette année, la président Laurence Parisot a choisi le thème suivant pour animer les différents débats : "jouer le jeu".

Demain jeudi, c'est le président de la république Nicolas Sarkozy qui devrait faire le déplacement afin de prononcer un discours "qui marquera l'entrée dans la deuxième phase des réformes économiques", selon l'Elysée. La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a indiqué que "des mesures permettant d'améliorer la compétitivité des entreprises et des annonces en matière de pouvoir achat" devraient être exposées lors de ce discours.

Nicolas Sarkozy devrait être accompagné lors de son déplacement par Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, Eric Woerth, ministre du Budget et de la Fonction publique, Roselyne Bachelot, ministre de la Santé et des Sports, ou encore Michel Barnier, chargé de l'Agriculture.

Le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, ainsi que l'ancienne ministre socialiste Elisabeth Guiguou devraient également faire le déplacement de Jouy-en-Josas afin de participer aux débats.

Dans un entretien accordé au quotidien Le Monde, la président du MEDEF a estimé, concernant les déficits commerciaux et la compétitivité française, que "si nous voulons retrouver une bonne santé économique nationale, il faut se poser la question de la santé des entreprises. Or elles supportent les prélèvements obligatoires les plus élevés au monde". Pour elle, "LA révolution stratégique" serait celle de promouvoir "une politique de l'offre en cessant de raisonner seulement à partir de la demande".

"Je ne pense pas qu'on puisse faire un bilan définitif au bout de 100 jours, je ne suis pas dans des fantasmes napoléoniens" a encore déclaré Laurence Parisot concernant les cent jours de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, ajoutant : "Son premier acte majeur a été la composition de son gouvernement. Je dis "génial !". C'est un coup de jeune, de parité, de diversité des origines et des talents. Nous disons bravo à la réforme sur l'université, à la réforme sur l'impôt de recherche, à la possibilité de déduire du montant de l'ISF ce qui est investi dans les PME, bravo aussi au moindre coût des heures supplémentaires. Mais nous voulons également faire comprendre et accepter à l'ensemble des français ce qu'est une politique économique de l'offre".

S'agissant du contrat unique, Mme Parisot a estimé que "l'employeur a besoin de moins d'incertitude sur le coût du licenciement et la durée d'une éventuelle procédure. Il faut expliquer un paradoxe apparent : on embauchera plus s'il est moins compliqué de licencier".




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