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Société

La mosquée de Paris imposée

Rédigé par Dramé Ibrahima | Mardi 22 Octobre 2002

Le ministre de l’intérieur M Sarkozy réunissait lundi les membres de la consultation, l’instance chargée de la représentation des musulmans de France. Depuis 1999 la consultation s’est heurtée à de multiples difficultés, les divisions au sein de la COMOR (Commission chargée d’organiser les élections), mais également les reports du vote en juin dernier par simple demande du recteur de la Mosquée de Paris Dalil Boubakeur. Ce vote aurait été l’occasion selon lui de « débouler sur l’officialisation d’un fondamentaliste » C’est dans cette optique que le projet proposé lundi propose aux membres du CFCM (conseil français du culte musulman) 55% d’élus et 45% de cooptés au sein du CFCM.



Le ministre de l’Intérieur M Sarkozy réunissait lundi les membres de la consultation, l’instance chargée de la représentation des musulmans de France. Depuis 1999 la consultation s’est heurtée à de multiples difficultés, les divisions au sein de la COMOR (Commission chargée d’organiser les élections), mais également les reports du  vote en juin dernier par simple demande du recteur de la Mosquée de Paris Dalil Boubakeur. Ce vote aurait été l’occasion selon lui de « débouler sur l’officialisation d’un fondamentaliste » C’est dans cette optique que le projet proposé lundi  propose aux membres du CFCM (conseil français du culte musulman) 55% d’élus et 45% de cooptés au sein du CFCM.

 

Amalgames au sein de la communauté musulmane.

« Je ne comprends pas que l’on taille les barbes à Kaboul si c’est pour les cultiver en Région parisienne » confiait Dalil Boubakeur à nos confrères de 20 min. Un amas d’amalgame qui semble séduire les adeptes de « l’islam de France » Selon le recteur de la mosquée de Paris le fondamentalisme grouille dans nos banlieues. Après les attentats du 11 septembre, les chaînes de télévisions ont fait écho des réactions des musulmans de France, plusieurs reportages des témoignages en particulier ceux de la mosquée de Paris mettaient en garde contre des « fondamentalistes » qui germaient dans les banlieues parisiennes et parcouraient les quartiers délaissés par les forces de police, afin d'orienter les jeunes vers des réseaux de recrutements terroristes. Ce discours fait sans doute état de cas isolés et marginaux contre lesquels il faut bien entendu lutter. Mais en aucun cas, représentatif de réels phénomènes. L’amalgame est néanmoins fait, et se sont tous les courants susceptibles de correspondre à ces descriptions qui subissent un réel matraquage médiatique. Le mouvement Tabligh en a fait dernièrement les frais.

 

L’institutionnalisation du fondamentalisme.

Suite à la demande de report de la consultation en juin dernier par le recteur de la mosquée de Paris, Dalil Boubakeur s’exprimait à demi-mots au micro de France Info, de ce qui aurait pu être la conséquence des élections dans ce contexte d’ « émergence de fondamentalisme religieux ». Si ces élections avaient eu lieu, « on aurait pu débouler vers l’officialisation d’un fondamentalisme ». En clair, la France aurait été la cause de la cause de l’institutionnalisation des mouvements intégristes.

 

Mécontentement des musulmans de France.

Les propositions du gouvernement français entraînent nécessairement de vives réactions et critiques quant à la future représentation des musulmans de France. L’Union des organisations islamiques de France, l’UOIF regrette l’abandon du système totalement électif qui devrait évidemment profiter à la mosquée de Paris, d’autant plus que le ministre de l’Intérieur laisse entendre que la présidence de bureau de la CFCM pourrait être confièe de manière provisoire à Dalil Boubakeur.

 

Les craintes actuelles font percevoir que « l’Islam de France » véhiculée par la mosquée de Paris ne sera pas représentative des musulmans de France.





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