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Monde

La création d'un fonds de solidarité aux familles des enfants libyens séropositifs relance l’espoir pour les infirmières bulgares

| Vendredi 23 Décembre 2005

Le 23 décembre dernier, la Bulgarie et la Libye se sont mises d'accord sur la création d'un fonds de solidarité aux familles des enfants libyens séropositifs, ouvrant la voie à une possible libération des cinq infirmières bulgares et du médecin palestinien condamnés à mort pour avoir délibérément inoculé le sida à des enfants.



Reconnus coupables d’avoir «volontairement inoculé le virus du sida»

Le 6 mai 2004, cinq infirmières bulgares et un médecin palestinien ont été reconnus coupables d’avoir «volontairement inoculé le virus du sida» à 426 enfants, dont 51 sont déjà morts, de l’hôpital pédiatrique de Benghazi, sur la côte méditerranéenne. La peine capitale a été prononcée à leur encontre.
Selon les infirmières, les aveux ont été faits sous la torture. Des spécialistes du sida ont déclaré à un tribunal libyen que les cas de séropositivité s'étaient déclarés avant l'arrivée des infirmières et étaient probablement dus à un manque d'hygiène.

Un fonds de solidarité aux familles des enfants libyens séropositifs

La Libye avait laissé entendre qu’ils pourraient être graciés si les familles des victimes recevaient une aide humanitaire suffisamment importante.
"Le fonds international sera créé pour soutenir les familles à Benghazi dans le cadre des efforts internationaux visant à trouver une solution acceptable par toutes les parties à la suite de l'épidémie tragique de sida à Benghazi", déclare le ministère bulgare des Affaires étrangères dans un communiqué.
Un porte-parole du ministère a refusé de déclarer dans quel cadre l'accord pourrait aboutir à la libération de l'équipe médicale.
Le fonds financera et coordonnera la distribution de l'aide aux familles des enfants infectés. Cela permettra également une assistance médicale aux victimes et participera à la modernisation de l'hôpital de Benghazi.
Le ministère bulgare n'a pas indiqué l'importance du fonds, mais un responsable de la fondation Kadhafi, présidée par Saïf al Islam, fils du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, a déclaré à Tripoli: "Les parties libyenne et bulgare se rencontreront le mercredi 28 décembre à Tripoli pour mettre au point un accord sur le montant précis des indemnités destinées aux familles des enfants infectés par le HIV." "Les deux parties tenteront aussi de s'entendre sur les détails des soins médicaux dispensés aux enfants malades", a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la Commission européenne ont également adhéré à ce fonds de solidarité, dont la création pourrait permettre de régler une crise qui remonte à 1999.

Le président bulgare, optimiste

Georgi Parvanov, le président bulgare, s'est montré relativement optimiste sur les chances de libération des infirmières .

"J'ai des raisons d'espérer des développements dans le processus de négociations qui devraient amener à une avancée, à une issue positive attendue de longue date", a déclaré le président selon des extraits d'un entretien à paraître samedi dans le quotidien 24 Chasa.

Le président bulgare, qui a rencontré le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi cette année, a déclaré espérer que ces fêtes de Noël seraient les dernières passées en captivité par les infirmières mais, a-t-il précisé, "leur libération pourrait se payer cher".

Une audience en appel est prévue dimanche 25 décembre devant la Cour suprême de Libye.





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