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L'imam d'Auxerre a du souci à se faire

Rédigé par lila13@hotmail.co.uk | Samedi 9 Janvier 2010

Plus de 200 musulmans ont voté et porté Moussa Idrissi à la tête d'un collectif chargé de reprendre la main sur la mosquée Khadija d'Auxerre.



« Vive la démocratie ! » C'est par ce cri du cœur qu'un homme a accueilli, hier, l'élection de Moussa Idrissi à la présidence du collectif de la future association cultuelle Avicenne-Mosquée Khadija, à Auxerre.

Mieux qu'un long discours, il résume l'espoir que fait naître au sein d'une partie (majoritaire) de la communauté musulmane de l'Auxerrois le scrutin d'hier. Enjeu de cette élection, organisée à la maison de quartier Sainte-Geneviève : la gestion de la mosquée implantée depuis 2007 au cœur de la ZUP.

Critiqué par plusieurs fidèles pour sa « connaissance insuffisante du Coran », l'imam actuel a été placé par l'association Avicenne, première du nom. Une association dont Moussa Idrissi fut l'un des fondateurs, en 1998, puis le président, jusqu'à ce qu'il soit mis sur la touche, en 2005.

« Depuis quatre ans, pas un clou n'a été rajouté »

« Depuis quatre ans, pas un clou n'a été rajouté à la mosquée, à part les fondations du local culturel qui ont été cassées et refaites. Cet argent a été foutu en l'air », déplorait-il hier devant une assemblée nombreuse constituée de jeunes et d'anciens. « Aujourd'hui, Avicenne s'est refermée. Elle ne présente aucun bilan financier, aucun bilan moral. » C'est sur le thème de « la transparence » qu'il a en tout cas fait campagne ces derniers mois. Un thème qui a fait mouche. La nouvelle Avicenne, dont les statuts seront déposés bientôt, recense 252 membres.

Des membres qui, selon Moussa Idrissi, se sont sentis « insultés par le prêche de l'imam, vendredi dernier ». Prêche dans lequel il les aurait accusés de vouloir « casser la mosquée » et qui alimentait les commentaires, hier, sur le marché de la ZUP. Les fidèles ont répondu à cette attaque en venant voter massivement et en désignant Moussa Idrissi comme leur porte-parole, à une écrasante majorité.

« L'imam doit partir »

Cette élection pourrait se traduire, dans les semaines et les mois qui viennent, par la nomination d'un nouvel imam. « Dans les mosquées, quand la communauté n'accepte plus un imam, il sait qu'il doit partir », explique un partisan de Moussa Idrissi. « Ce qu'on souhaite, c'est que les choses se passent en douceur. »

A dire vrai, il y a encore du chemin à parcourir. Les tensions restent vives, d'autant que les deux camps ont entamé des procédures judiciaires croisées au sujet d'actes présentés comme frauduleux. Pour Moussa Idrissi, la cause est en tout cas entendue : « Je vais aller voir les gens d'Avicenne et leur dire que s'ils ont des affaires à eux dans le bureau, qu'ils les prennent. »

« Pas lieu à débattre »

Ce à quoi Fettah Ben M'Barek, élu président d'Avicenne en octobre dernier, oppose une fin de non-recevoir. « Ce monsieur peut créer toutes les associations qu'il veut, il n'y en aura aucune qui gérera la mosquée. C'est Avicenne qui gère la mosquée et toutes les activités cultuelles et culturelles. Il n'y a pas lieu à débattre », insistait-il, hier.


Auteur : Ludovic Berger - 04/01/2010
Source : Lyonne.fr





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