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L'enjeu du pétrole

Rédigé par Dja-Bouabdallah Naïma | Jeudi 26 Septembre 2002

Y penser toujours, n'en parler jamais. Telle pourrait être la devise des américains vis-à-vis du pétrole irakien.



Inutile de rappeler que le sous sol et les côtes irakiennes sont une immense éponge imbibée d’or noir, officiellement cela n’a rien à voir dans la guerre que les américains voudraient lancer pour renverser Saddam Hussein. Cependant il est difficile de croire que les 112 milliards de barils de pétrole de réserves prouvées, soit 11% des réserves mondiales, les deuxièmes après l’Arabie Saoudite, sont totalement étrangères au conflit qui finira probablement par avoir lieu. 

L’enjeu du pétrole

 Une guerre qui devraient permettre aux compagnies pétrolières américaines de prendre leur part du gâteau irakien. Accéder aux immenses réserves de brut irakien est un objectif stratégique évident pour Washington dans le cadre de sa nouvelle politique énergétique. Lorsqu’ au début de l’année 2001 Bush avait donné son accord à une révision des sanctions contre l’Irak, permettant à Bagdad d’augmenter son quota officiel d’exportation de pétrole, c’était avant tout pour répondre aux demandes croissantes américaines et mondiales. En 200, le rapport d’un groupe de travail dirigé par le vice président Dick Cheney, ex-pétrolier, avait déjà plaider pour une « reformulation » des sanctions envers l’Irak, l’Iran et la Lybie, trois pays « axes du mal » selon La Maison Blanche , mais qui possèdent prés du quart des réserves pétrolières prouvées. 

L'augmentation du besoin mondial 

D’après les experts américains la demande mondiale de brut devrait passer de 77 millions de barils/jour en 2002 à 115 millions de barils/jour en 2020. La production du Moyen-Orient devrait doubler d’ici à 2020 et représenter 51% de la production mondiale, au lieu de 43% aujourd’hui. Or seuls les pays du Moyen-Orient ,Arabie saoudite, Irak, Iran, Emirat arabes unis et Koweït, représentant plus de 50% de la production mondiale, pourront répondre à cette forte demande.

Tenir la dragée haute à Riyad et Téhéran 

Le pétrole irakien sera d’autant plus important que l’administration américaine à le double souci de diversifier ses sources d’approvisionnement et de ne plus être aussi dépendante du pétrole saoudien, soit 15% des besoins énergétiques américains. Depuis le 11 septembre dernier, Washington n’a plus confiance dans la monarchie saoudienne accusée de « double langage ». Si un Irak débarrassé de Saddam Hussein pouvait augmenter ses capacités de production, les Etats Unis pourraient se permettre de tenir tête à Riyad et à Téhéran, l’autre grand producteur d’or noir et de gaz, que l’administration américaine trouve plus dangereux que l’Irak.





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