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L’Iraq accepte les inspecteurs

Rédigé par Colin Mohammed | Mardi 17 Septembre 2002

Au bord de la confrontation, l’Iraq vient de créer la surprise en acceptant le retour des inspecteurs de l’ONU sur son sol. Une lettre signée du ministre des affaires étrangères a été remise au secrétaire général des Nations Unies. Aucune condition n’a été précisée si ce n’est l’engagement de la communauté internationale à respecter la souveraineté iraquienne.



Au bord de la confrontation, l’Iraq vient de créer la surprise en acceptant le retour des inspecteurs de l’ONU sur son sol. Une lettre signée du ministre des affaires étrangères a été remise au secrétaire général des Nations Unies. Aucune condition n’a été précisée si ce n’est l’engagement de la communauté internationale à respecter  la souveraineté iraquienne.

 

 

Contre toute attente, l’Iraq vient de couper l’herbe sous les pieds des Etats-Unis d’amérique. L’Iraq accepte sans condition sur son sol les inspecteurs de l’ONU. Cette nuit, le ministre des affaires étrangères Nadji Sabri a remis une lettre au secrétaire général des Nations Unies. Kofi Annan a aussitôt annoncé : Je peux vous confirmer, que j'ai reçu une lettre dans laquelle les autorités irakiennes font part de leur décision d'autoriser sans condition le retour des inspecteurs.' Gage de bonne volonté, Kofi Annan, affirme que « les autorités iraquiennes, en s'adressant aux journalistes, ont aussi accepté de commencer immédiatement les discussions sur les arrangements pratiques pour que les inspecteurs reviennent (dans le territoire iraquien) et reprennent leur tâche.' Kofi Annan s’est empressé de remettre la lettre au Conseil de Sécurité qui décidera de la suite des évènements.

 

L’Iraq prend au mot la communauté internationale

L’Iraq veut prendre au mot les déclarations du secrétaire de l’ONU et surtout enlever tout prétexte à une intervention militaire de la part des Etats-Unis. Aussi, le gouvernement iraquien a fondé « sa décision sur le retour des inspecteurs sur son désir d'appliquer les résolutions du Conseil de sécurité et d'enlever tout doute sur la possession par l'Iraq d'armes de destruction massive', explique Sabri Nadji. L’Iraq veut faire ce premier indispensable pour assurer la communauté international qu’elle ne dispose pas d’armes de destruction massive. Souhaitant ainsi, que la communauté honore la parole de son secrétaire Général qui a affirmé que ce pas était indispensable et important, 'pour trouver  une solution d'ensemble incluant la levée des sanctions imposées à l'Iraq'.

 

Les Etats-Unis pris au dépourvu

N’imaginant pas un instant ce scénario, la maison blanche vient de réagir avec scepticisme. En effet, c’est un véritable renversement de situation. Les Etats-Unis venait à peine de se réjouir du ralliement des pays arabes. Le Qatar, où 3000 GI’s sont stationnés, devait accueillir une partie du commandement central américain pour un exercice qui aurait pu devenir permanent. Le chef de la diplomatie qatarienne avait estimé que son pays pourrait servir de base en cas de frappe contre l’Iraq: «Nous prenons toujours en considération les demandes de nos amis», a assuré Jassem Al-Thani. Le Koweït abrite des troupes et du matériel, y compris des avions. Bahreïn est le siège de la 5e flotte de la marine américaine. L’Arabie saoudite, après avoir fermement refusé à Washington l’utilisation de son territoire pour attaquer l’Irak, a finalement changé d’avis. 'Si l’ONU arrête une décision, par le Conseil de sécurité, chaque pays signataire de la charte des Nations unies devra s’y conformer', a prévenu le prince Fayçal. 5000 GI’s sont postés sur le sol iraquien. Avec toute cette armada, les Etats-Unis ne semblent jamais avoir envisagés que l’Iraq pouvait coopérer. C’est « une tactique qui va échouer » a seulement déclaré Washington. Ajoutant qu’ 'il est temps que le Conseil de sécurité agisse.'
 

Le conseil de sécurité se réunira mardi

Le Conseil de sécurité, qui compte 15 membres, organisera des consultations mardi. La Russie, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France et la Chine, membres permanents, y disposent d'un droit de veto, leurs réactions sont donc déterminantes. 'Diverses options sont ouvertes. Nous discuterons avec nos partenaires du Conseil de sécurité de ce qui pourrait être nécessaire une fois que les inspecteurs seront sur le point de revenir', a déclaré le ministre français des affaires étrangères. Ainsi 'Saddam Hussein doit être pris au mot', a-t-il lancé. 





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