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Sur le vif

L’Algérie outrée par le bras d’honneur d’un ex-ministre français

Rédigé par La Rédaction | Vendredi 2 Novembre 2012



Gérard Longuet n’y est pas allé par quatre chemins. Invité à réagir, mardi 31 octobre sur Public Sénat, sur la demande du ministre algérien des Anciens combattants pour « une reconnaissance franche des crimes perpétrés à leur encontre par le colonialisme français », l'ex ministre UMP de la Défense n’a rien trouvé de mieux à faire qu’un bras d’honneur.

Un geste honteux que de nombreux responsables politiques algériens ont dénoncé, vendredi 2 novembre, dans la presse, où les réactions d'indignation pleuvent. Le bras d'honneur de M. Longuet, qui a été dans sa jeunesse membre de l’extrême droite, « illustre parfaitement les actions de ce courant durant la colonisation, qui avait dans sa grande majorité soutenu les thèses développées par l'OAS », l'Organisation de l'armée secrète, mouvement extrémiste qui défendait l'Algérie française, estime le Front de Libération Nationale (FLN), au pouvoir.

La gauche a condamné le geste de M. Longuet, dont on précise qu’il a été fait à la fin de l’émission, pensant qu’il était hors antenne. Cependant, il assume parfaitement son geste et a affirmé que « la France n'a pas à avoir honte de sa présence en Algérie pendant la colonisation, en tout cas c'est ma conviction. »

Rares sont ceux qui le soutiennent ouvertement. Le député du Front national, Gilbert Collard, a décidé lui aussi de faire un bras d’honneur sur LCI.

« Il a bien fait, il a enfin un peu d'honneur au bout du bras. Moi, j'ajoute mon bras à celui de monsieur Longuet (...). Il a bien fait de le faire et j'espère que ce bras d'honneur a été tellement amplifié par les médias que ceux qui nous demandent de nous repentir l'ont reçu en pleine figure », a-t-il déclaré.

Ces gestes vont compliquer la tâche de François Hollande, qui a programmé en décembre un voyage d'Etat en Algérie. Pour apaiser les relations entre les deux pays, le président a récemment décidé de reconnaître officiellement le massacre du 17 octobre 1961.

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